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L'Edito

Parallèle

Par L'Economiste| Edition N°:941 Le 23/01/2001 | Partager

Quand les caissiers se prennent pour des PDG de banque, tout le système bancaire doit se poser des questions. L'affaire de l'agence de Nador éclate alors qu'une commission parlementaire sort son enquête sur le CIH et que la justice statue sur le Crédit Agricole. Il y a les caissiers qui détournent et ceux qui recyclent. Ils se disent “des directeurs, donnent des crédits foireux à des gros bonnets douteux, alors pourquoi pas nous avec des dealers du coin”. Ainsi, ils créent des banques parallèles spécialisées, dédiées au hachisch, probablement avec des lignes export et du revolving.Ces délits de caissier, comme les grandes affaires, posent le problème du contrôle. Il n'est jamais parfait et ne le sera jamais dans les banques et toutes les activités. Il y aura toujours du “piston” pour faciliter un crédit et un employé plus futé que tous les savants auditeurs. Mais quand un système parallèle se crée, il faut se poser la question du système officiel. Celui-ci ne répond pas à tout ou partie de la demande: il se développe alors du petit service, de l'informel puis de la grande escroquerie.Nos banques, les plus solides d'Afrique (quelle référence!) reposent sur une solide armature de politique monétaire et de ratios de solvabilité. C'est bien, mais ce n'est pas une fin; c'est un moyen pour irriguer l'industrie et le commerce. Il serait dommage après ces affaires, petites et grandes, que le système bancaire resserre les robinets de crédits ou renforce les contrôles jusqu'à la bureaucratisation; les clients le trouvent déjà inadapté avec ses garanties et ses signatures.C'est parce que le crédit bancaire est trop rigide que s'est tant développé le crédit interentreprise, jusqu'à l'abus, avec tous les retards de paiement et les impayés, qui minent notre économie. Les entreprises se donnent plus de crédit que les banques et sont devenues les premiers banquiers du pays. Alors, les trafiquants eux aussi font du crédit interentreprise pour leur propre secteur, grâce à des caissiers.Khalid BELYAZID

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