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    L'Edito

    Paradoxe

    Par L'Economiste| Edition N°:2128 Le 12/10/2005 | Partager

    Une journée sans toubibs et sans profs universitaires. La santé et l’enseignement, supérieur cette fois-ci, remettent dès aujourd’hui une couche de grève. C’en est trop. L’erreur serait de ne pas répondre d’une manière ou d’une autre à cette montée d’impatience grandissante. Il en va du fonctionnement normal de nos hôpitaux et universités. Indépendamment de la légitimité des cahiers revendicatifs, cette grogne sociale est révélatrice de graves dysfonctionnements. Ces corps-là ne se fient plus à leurs dirigeants. C’est un divorce inquiétant. Du coup, la crédibilité des départements de tutelle, de leurs politiques en prend un coup. Quel degré d’adhésion peut obtenir un ministre de la Santé sur le chantier de l’AMO ou de l’INDH, un ministre de l’Enseignement sur la réforme lorsque leurs troupes affichent un bilan inquiétant de journées de travail perdues? Un cinglant revers pour les syndicats aussi: à combien de “mouvements” doivent-ils recourir pour enfin atteindre le seuil d’excitabilité du gouvernement?En attendant, qui peut bien se soucier des conséquences pour les malades, les étudiants? Triste réalité. L’enseignement forme mais pas assez pour répondre aux besoins du marché, des entreprises. La santé, elle, est toujours considérée comme une charge et non un investissement. Pas assez de bras dans les hôpitaux, pas assez de fonds pour acheter les médicaments. Il manque de tout, de postes comme de crédits. Et pour avoir droit à l’excellence, il faut la monnayer dans le privé. Mais plus que l’argent, ce qui fait défaut aussi c’est la visibilité, la valorisation, les perspectives de carrière, qui font que les compétences tentent leur chance ailleurs. Quel gâchis pour des profils formés à coup de millions par la collectivité. Finalement, le paradoxe de ces secteurs-là c’est que plus ça va mal, plus on fait de grèves.Mohamed BENABID

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