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L'Edito

Omission coupable

Par Nadia SALAH| Edition N°:5122 Le 09/10/2017 | Partager
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Deux fois en un mois, c’est trop! L’ONSSA, Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, s’est offert deux fois le luxe de se moquer du monde: une fois sur le problème du verdissement étrange de certaines viandes de l’Aïd, une autre fois sur l’inspection des circuits du poulet au Maroc (voir ci-contre).

L’Office annonce que le contrôle «s’est passé dans de bonnes conditions». Ce qui n’est pas faux: il n’y a pas eu de rixe. Mais c’est un gros mensonge par omission car les contrôleurs, eux, ont refusé l’accès des viandes blanches marocaines sur le territoire européen.
Il faut savoir que sur de très nombreux autres sujets, l’Union européenne fait confiance aux experts marocains. Pas sur le poulet. On sait tous pourquoi. En revanche ce qu’on ne comprend pas, c’est pourquoi les services de l’agriculture sont tous désarmés devant les filières de viandes, et ce depuis plus de 50 ans. En 2007, l’idée a été de rendre autonomes ces contrôles en créant l’ONSSA. Il est vrai qu’on lui a marchandé les moyens, quoique l’ONSSA soit loin d’être aussi pauvre qu’il le laisse entendre.
Mais il est sûr qu’en se faisant prendre en train de mentir deux fois par omission (plus, peut-être, une troisième fois très suspecte sur une question de saucisses) il aura du mal à convaincre.

En janvier dernier, l’ONSSA avait fait circuler des morceaux de documents dans l’espoir d’accroître ses embauches, donc son budget. Vu les résultats, ni le ministère de tutelle, ni le gouvernement et encore moins le parlement ne vont le suivre, sans une grosse remise en ordre.

Et encore plus bizarre: l’ONSSA est introuvable parmi les Services gérés de manière autonome ou les entreprises publiques. Quelqu’un a-t-il une explication sur cette entreprise fantôme, qui ment aussi bien en disant des morceaux de vérité?
En attendant, les Marocains eux, sont condamnés à manger les viandes dont les Européens ne veulent pas chez eux.

 

 

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