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L'Edito

Objecteurs de conscience

Par Nadia SALAH| Edition N°:4808 Le 04/07/2016 | Partager
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Alors que le Maroc s’installe dans la campagne électorale, il n’est pas inutile de marquer un temps pour examiner le legs de Michel Rocard, que Rabat a eu parfois en face d’elle mais le plus souvent avec elle. Pourtant, il n’y avait guère d’affinité politicienne avec la famille socialiste française de ce temps-là, dans les années 1980-90. Qu’on se souvienne que c’est Rocard, Premier ministre et/ou membre du bureau du PS, qui était parvenu à dissuader Mme Mitterrand d’entraîner la France sur ses vues personnelles à propos du Sahara. Plus tard, il fit remarquer que le développement marocain se faisait dans «une sorte d’harmonie des facteurs» (comparativement aux autres pays du sud méditerranéen). C’est le passé. Pour aujourd’hui, le legs est différent. Ce qui a le plus souvent opposé Rocard avec son chef de parti et chef d’Etat, François Mitterrand, et qui nous intéresse aussi, c’est le «parler vrai». Tout le monde se drape dans cette idée, mais peu l’appliquent réellement. Pas plus en France qu’au Maroc, surtout en campagne électorale. Pourtant, il fallait du courage pour critiquer, sans polémiquer, le PS et le président sur les privatisations ou sur l’insécurité naissant de la politisation des organes de sécurité. Rocard l’a fait. Heureusement pour la France. Qui, au sein du PJD ou de la coalition gouvernementale, s’inquiètera de la dégradation de la politique budgétaire et de ses effets dévastateurs sur l’emploi et les investissements privés? Qui se lèvera pour barrer la route aux attaques envers la CGEM, BAM, la Cour des comptes et le GPBM, dont la Constitution exige l’engagement dans le jugement public de l’action gouvernementale? Le Maroc ne mérite-t-il pas d’être servi, comme la France l’a été, par le «parler vrai» de ses objecteurs de conscience politique?

 

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