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    L'Edito

    Nouveauté stratégique

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5224 Le 07/03/2018 | Partager
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    Les rieurs ont raison et tort à la fois. Ils ont raison de se moquer d’un accord signé deux fois. Ils ont tort car on n’en fait jamais assez pour informer les gens (voir rubrique Economie).

    Il s’agit là de la mise en place sur Casablanca d’un énorme prêt de la Banque mondiale, l’équivalent de 2 milliards de DH, soit à peu près le montant du budget de fonctionnement annuel de la capitale économique.

    Le prêt va à la commune sans transiter par l’Etat, ce qui n’est pas courant. La nouveauté stratégique est que l’argent est conditionné, non pas à la mise en œuvre du projet ou du chantier, mais à la réalisation effective des objectifs du chantier (les détails dans L’Economiste du 27 décembre 2017).

    Le premier a été de réussir un début de redressement des recettes fiscales.  C’est la première condition pour le succès  du prêt. Naturellement, le remboursement sera la preuve ultime de la réussite de toute l’opération.

    Sauf dans les fortes protestations des Marocains, les villes, en tant que telles, n’ont qu’une mince existence politique. Ce que reflète parfaitement la place du ministre de l’Urbanisme et du Logement: en quittant la tutelle de l’Intérieur, n’est-il pas devenu le ministère de la promotion immobilière, au point de l’avoir mise en danger aujourd’hui.

    En dépit des prises de paroles d’un Driss Benhima, le Maroc a raté le tournant des villes-monde, ces nouvelles puissances capables d’exister économiquement et culturellement à l’échelle de la planète. Pourtant la capacité productive des Casablancais, en dépit de toutes les désorganisations,  n’est pas mince. Ils ne sont que 12% des Marocains et fabriquent 24% du PIB. Une participation supérieure à la moyenne mondiale et qui ne doit rien aux administrations centrales, installées à Rabat.

    Reste à voir si les modalités du prêt seront assez puissantes pour moderniser aussi le système politique municipal. Vu les commentaires des élus locaux, ce n’est pas gagné.

     

     

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