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L'Edito

Normalisation

Par L'Economiste| Edition N°:3391 Le 26/10/2010 | Partager

L’entrée en application du nouveau code de la circulation (ou code de la route pour faire court), on peut le dire, devrait entraîner, à terme, une profonde restructuration de l’organisation logistique des entreprises. Beaucoup d’entre elles et pas seulement les petites, avaient pris la fâcheuse habitude de ne sélectionner leur prestataire de transport que sur la base du seul critère du tarif au kilomètre. Peu importe les conditions dans lesquelles se déroulait l’acheminement de la marchandise, l’essentiel était que celle-ci arrive à destination. C’est le moins-disant et non le mieux-disant, qui l’emportait à chaque mise en concurrence. Résultat, les transporteurs faisaient de la surcharge de leurs camions le principal levier de la baisse du prix et donc, de leur compétitivité. Le marché du fret routier a toujours fonctionné ainsi, et ce, malgré la tentative de la tutelle d’instituer une grille de référence des prix de revient que personne n’a jamais appliqué d’ailleurs. Dans ces conditions, peu d’investisseurs pouvaient s’aventurer dans un secteur qui fonctionnait sans règles et à la rentabilité aléatoire. On en arrive à une situation où le nombre de sociétés de transport dignes de ce nom se comptent sur les doigts de la main. Les entreprises qui assuraient leur transport par leur propre flotte pratiquaient également de la surcharge, de 20 et 25% au-dessus de la limite réglementaire, selon les experts. La co-responsabilité du chargeur (en cas d’accident) introduit dans le code, a bouleversé la donne. La plupart de ces sociétés se sont lancées dans une réorganisation avec l’urgence de trouver des prestataires qui prendraient le relais de la part «traitée» jadis en surcharge. Aux dernières nouvelles, il n’y aurait pas assez de capacité de transport sur le marché. Ces entreprises pourraient donc perdre des marchés faute de pouvoir livrer leurs points de vente. Le juste prix de la normalisation, en quelque sorte.Abashi SHAMAMBA

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