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    Régions

    Une unité de conditionnement de dattes à Zagora

    Par L'Economiste | Edition N°:4633 Le 23/10/2015 | Partager
    Une capacité de stockage de 400 tonnes
    L'approvisionnement, un défi pour le GIE dédié à la gestion du frigo

    Volume en baisse pour la récolte des dattes dans la palmeraie de Zagora, principalement dû à la rareté de la ressource hydrique. Toutefois, cela ne décourage pas les petits agriculteurs qui mutualisent leurs efforts autour des coopératives  (Ph. L'Economiste)

    Zagora voit enfin démarrer une unité de conditionnement et de stockage (frigo) au profit des coopératives de la palmeraie réunies dans le Groupement d'intérêt économique de la palmeraie Ternata. L'unité, d'une capacité de stockage de 400 tonnes, a été lancée dans le cadre des projets du Millenium Challenge Account (MCA), en partenariat avec l'Agence nationale du développement des zones oasiennes et de
    l'arganier (ANDZOA) et l'Office régional de mise en valeur d'Ouarzazate. Le projet a nécessité un investissement de 11,9 millions DH, englobant l'acquisition du terrain, la construction, les équipements et le matériel de bureau. La gestion du frigo est attribué au GIE palmeraie Ternata constitué en 2013 et qui a réussi à réunir plus de 200 agriculteurs appartenant à 11 coopératives. Un fonds de 200.000 DH alloué par l'Andzoa a été attribué au GIE palmeraie Ternata afin de couvrir les dépenses liées au fonctionnement du frigo, en attendant de rentabiliser le projet. Il a comme objectif principal de permettre aux agriculteurs de valoriser leur récolte et de pouvoir vendre toute l'année. En effet, la saison de récolte des dattes ne coïncide pas avec les périodes de grande consommation (Ramadan, Achoura). Les prix de vente sont donc très bas puisqu'il n'y a pas de demande. Ce sont les intermédiaires qui bénéficient de la hausse des prix en période de forte demande. Lors de la récolte, ils achètent au prix le plus bas. Sauf qu'ils disposent de frigos dans d'autres villes comme Casablanca, Marrakech et Agadir. Cette finalité motive les petits agriculteurs à s'agglomérer autour des coopératives pour mutualiser les récoltes et les efforts. Le concept de la coopérative commence peu à peu à s'installer dans les mœurs des agriculteurs, qui jusque-là peinaient à s'en sortir individuellement.
    Le démarrage de l'unité coïncide avec la période de récolte des dattes de cette année. «Avec une récolte maigre pour cette année, nous allons avoir du mal à approvisionner l'unité. Nous avons réussi néanmoins à convaincre une partie des coopératives de participer», explique Najib Abdelouahab, président du GIE. En effet, la matière première constitue 60% du fonds de roulement d'une unité de cette taille. Cette période de transition est de ce fait un défi pour le GIE, qui doit reconquérir la confiance des agriculteurs, qui ont assisté à l'échec de l'usine de Zagora. Celle-ci, qui avait démarré avec le démarrage du barrage Mansour Eddahbi en 1978, avait fermé en 1996, faute de rentabilité et de mauvaise gestion. «Pour accompagner le démarrage des frigos, tout un dispositif de conseillers mobiles est mis en place pour apporter assistance et conseil tout au long de son activité, aussi bien au GIE qu'aux coopératives», explique Ahmed Besbes, conseiller mobile du projet de développement des filières du safran et du palmier dattier dans la région du Souss Massa et Drâa. Il faut rappeler que les futurs dirigeants des GIE dans la filière dattes ont bénéficié d'un stage de formation durant un mois. Une partie s'est déroulée en Tunisie, très avancée dans le domaine de valorisation des dattes. Ce frigo est le 2e à Zagora, après celui de la coopérative Annakhil d'une capacité de 80 tonnes. Celui-ci a été réalisé, ainsi que deux autres, dans le cadre de la coopération maroco-belge.

    Pastèques vs palmiers

    Tous les producteurs de dattes sont unanimes: la récolte cette année est très maigre. Le cycle de production du palmier dattier est très long. La production de la datte de la période en cours (2015) s'est déclenchée pendant l'été de 2014. En effet, pour cette espèce, ce sont les pluies de juillet et de août qui déclenchent le processus de développement du futur fruit. Or, 2014 a connu une période de sécheresse importante pendant l'été. Pire encore, cette année a coïncidé avec un fort développement de la culture des pastèques dans la palmeraie de Zagora. Les zones de Agdz et Tazarine ont connu l'introduction des pastèques, non pas dans les extrémités de la palmeraie, mais à l'intérieur de celle-ci. Une concurrence imminente pour l'approvisionnement en eau souterraine a été constatée entre les pastèques et les palmiers. Cette année (2014), les pluies, insuffisantes, ne sont arrivées qu'en octobre. Mais il a fallu attendre les fortes pluies de décembre pour rehausser le niveau d'eau des nappes phréatiques de la région. Les conséquences de la culture des pastèques en début 2014 n'ont été visibles qu'avec la récolte de 2015.

    De notre correspondante,
    Sabrina BELHOUARI

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