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    International

    Une nouvelle version de la guerre froide en Syrie

    Par L'Economiste | Edition N°:4610 Le 17/09/2015 | Partager
    Le Kremlin confirme l’engagement militaire aux côtés de Bachar Al Assad
    C’est désormais le dialogue des sourds entre Washington et Moscou

    L’engagement militaire russe assumé aux côtés du régime syrien ajoute un ingrédient de plus à ce qui ressemble à une nouvelle version de la guerre froide. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et son homologue russe Serguei Lavrov, ont eu une conversation téléphonique musclée après que Vladimir Poutine a confirmé et surtout, justifié l’implication de Moscou. Alors que les capitales occidentales continuent dans la position du «ni-ni» (réclamant le départ d’Al Assad et poursuivant des bombardements aériens contre Daech), Moscou a fait définitivement son choix. Pour le Kremlin, «sans l'armée syrienne combattant au sol l'Etat islamique, il serait impossible de chasser les terroristes de ce pays et de la région dans son ensemble». En gros, Bachar Al Assad c’est mieux que l’organisation de l’Etat islamique. Voilà qui a le mérite de la clarté. Pour Washington, il n’est pas question de choisir entre «la peste et le choléra». En conséquence, Al Assad ne peut être associé à tout schéma de solution à ce conflit. Le chef de la diplomatie américaine estime que le soutien militaire de la Russie au président Al Assad risque de provoquer une exacerbation et une extension du conflit, et saper l’objectif commun  de combattre l’extrémisme. Oui, les Etats-Unis vont continuer à combattre Daech mais Al Assad doit se retirer du pouvoir.
    Barack Obama a  critiqué la Russie en affirmant que la stratégie russe en Syrie était «vouée à l'échec». Les Etats-Unis ont demandé en vain à la Russie, proche alliée de la Syrie, de convaincre le président Al Assad de quitter le pouvoir, pour céder la place à un pouvoir de transition qui négocierait la fin de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis 2011. Le Kremlin a rejeté toutes les propositions américaines concernant la transition politique en Syrie.
    «Nous soutenons le gouvernement syrien dans sa lutte contre l'agression terroriste, nous lui avons proposé et nous continuerons de lui offrir une aide militaire technique». Sur le terrain, la présence militaire russe est de plus en plus visible. Des avions russes transportant des aides humanitaires, et des équipements militaires se sont posés le week-end dernier sur le sol syrien. En outre, deux navires russes de débarquement de chars ont accosté au port méditerranéen de Tartous, où la Russie dispose d'une base permanente, selon des responsables américains.

    Accélération de la position du Kremlin

    4 septembre: Vladimir Poutine assure que le président Al Assad n'est pas opposé à des législatives anticipées dans le cadre d'un règlement politique après avoir multiplié des contacts avec des mouvances de l'opposition.
    10 septembre: La Russie défend l'envoi de matériel militaire à la Syrie, mais rejette des accusations américaines faisant état d'un déploiement récent de matériel et de soldats près de Lattaquié, fief d'Al Assad.
    12 septembre: Deux avions russes atterrissent à l'aéroport de Lattaquié «transportant 80 tonnes d'aides humanitaires», indique l'agence syrienne SANA.
    15 septembre: Vladimir Poutine défend sa stratégie de soutien au régime d'Al Assad.

    Y.E.

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