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Au Sinaï, la guerre totale contre Daech

Par L'Economiste | Edition N°:4560 Le 02/07/2015 | Partager
Une vingtaine de soldats tués dans une série d'attaques
L’armée égyptienne cherche la parade contre le cancer terroriste
Les efforts du régime d’Abdelfattah Al-Sissi pour contenir la situation au Sinaï ne donnent toujours pas leurs fruits. Au moins 20 soldats égyptiens ont été tués hier mercredi dans une série d'attaques simultanées contre des positions de l'armée dans le nord de la région désertique qui devient petit à petit un bastion du groupe «Ansar Beït al-Maqdess», lié à l'organisation de l’«Etat islamique».
Il s'agit de l'un des plus lourds bilans infligés à l'armée dans cette région, où elle est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis que le président islamiste Mohamed Morsi avait été destitué en juillet 2013. La situation s’est encore aggravée depuis la condamnation à mort de Morsi. Les membres et les sympathisants du mouvement des Frères musulmans se radicalisent chaque jour un peu plus. Ceux d’entre eux qui appellent au calme et à l’investissement de la rue par la protestation pacifique deviennent de moins en moins nombreux après qu’une grande partie de leurs camarades ont été jetés en prison ou exécutés. La main de fer qu’utilise le régime de Al Sissi n’est toujours pas au goût des Etats-Unis dont les aides, surtout militaires, sont nécessaires pour l’armée.  
Sur le terrain, les moyens des groupes terroristes actifs au Sinaï ne sont pas si différents de leurs «confrères» en Libye ou en Irak. L’une des attaques a été menée avec une voiture piégée et a ciblé  un check-point de l'armée au sud de Cheikh Zouweid, près d'Al-Arich, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï. Quatre autres attaques ont été lancées simultanément contre des postes de contrôle routier de l'armée. Les terroristes ont attaqué les postes de contrôle à l'aide d'obus de mortier, de roquettes RPG ainsi que de fusilles d’assaut lors des affrontements directs.
Ce qui signifie que malgré que l’armée ait procédé à la fermeture des tunnels qui liait le Sinaï et Gaza et doublé la profondeur de sa zone tampon à la frontière, pour couper les sources d’approvisionnement des terroristes, ces derniers n’ont pas été affaiblis sur le plan opérationnel.
Les offensives du groupe terroriste ont fait jusqu’à maintenant des centaines de morts du côté de l’armée et de la police égyptiennes au Sinaï. Elles se sont intensifiées après la destitution de Morsi en 2013 qui a coïncidé d’ailleurs avec  l’annonce d’allégeance du groupe à Daech et s'est rebaptisé «Province du Sinaï»...
En somme, la situation en Egypte annonce un bain de sang puisque ces attaques surviennent quelques jours après l'assassinat du procureur général d'Egypte dans un attentat à la bombe contre son convoi au Caire. Il s’agit du plus haut représentant de l'Etat tué depuis le début de la vague d'attentats jihadistes en 2013. Si ce meurtre n'a pas été revendiqué, Ansar Beït al-Maqdess avait appelé il y a un mois ses partisans à s'attaquer aux juges en riposte à la pendaison de six hommes reconnus coupables d'avoir mené des attaques au nom du groupe.
M. L.
 

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