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    Economie Internationale

    L’aide publique au développement stagne

    Par L'Economiste | Edition N°:4501 Le 09/04/2015 | Partager
    Elle a atteint 135,2 milliards de dollars en 2014
    L’Afrique recevra moins d’aide

    Selon les données du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, les apports d’aide aux pays en développement ont été stables en 2014 après avoir atteint un niveau sans précédent en 2013. En revanche, l’aide aux pays les plus pauvres a continué de diminuer

    Malgré la crise financière, les aides aux pays continuent. Selon les données officielles recueillies par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE publiées le 8 avril, les apports d’aide aux pays en développement ont été stables en 2014, mais l’aide aux pays les plus pauvres a continué de diminuer. L’OCDE révèle un changement dans les priorités régionales. Les apports nets d’aide publique au développement (APD) se sont élevés à 135,2 milliards de dollars au total en 2014. Globalement, l’aide a augmenté de 66% en termes réels depuis 2000. Les plus fortes hausses des aides ont été observées en Allemagne, en Finlande, en Suède et en Suisse. C’est en Espagne et en France que les replis ont été enregistrés notamment. «Il est encourageant de constater que l’aide au développement reste à un niveau record, alors que les pays donateurs sortent à peine de la plus grave crise économique que nous ayons connue», a témoigné le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. «Notre défi, comme nous finalisons les objectifs de développement de l’après‑2015 cette année, va être de trouver les moyens d’acheminer une plus grande partie de cette aide vers les pays qui en ont le plus besoin et de veiller à tirer le maximum de chaque dollar dépensé», souhaite le responsable.
    Aux pays les moins avancés, l’aide bilatérale a reculé de 16% pour se fixer à 25 milliards de dollars. Pour les pays les plus démunis, l’APD a diminué de 8%. A préciser que l’aide bilatérale est directement allouée par les donneurs aux pays partenaires et représente environ deux tiers de l’aide publique totale.
    Une enquête sur les plans de dépenses des donateurs jusqu’en 2018 fait apparaître un fléchissement de l’aide-pays programmable (aide planifiée pour les programmes-pays) en 2014 mais aussi des augmentations programmées à compter de 2015. Les deux tiers des pays d'Afrique subsaharienne devraient recevoir moins d'aide en 2017 qu'en 2014. Ceci s’expliquerait par une situation économique plus robuste. L’Afrique recevra environ 46 milliards de dollars en 2015.
    L’aide devra en revanche augmenter pour quelques pays comme le Cameroun, le Mali, le Maroc, le Niger, le Nigeria et la Tunisie. Pour le Maroc, le programme d’aide était de l’ordre de 1,7 milliards de dollars en 2014 et les prévisions sont similaires d’ici 2017.

    L’appel de l’OCDE

    A la Conférence internationale sur le financement du développement prévue à Addis Abeba en juillet, l’OCDE lancera un appel pour qu’une plus grande partie de ces fonds soit utilisée comme levier pour mobiliser des investissements privés et dégager des recettes fiscales nationales dans les pays pauvres. Les travaux de l’OCDE sur la lutte contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites sortant des pays les moins avancés visent également à réduire la dépendance de ces pays à l’égard de l’aide.

    Fatim-Zahra TOHRY

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