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Evénement

Aleca: «Changeons de méthodologie de négociation»

Par L'Economiste | Edition N°:4214 Le 17/02/2014 | Partager
Un contrat-programme pour tirer les services vers le haut
Un dispositif pour la mise à niveau des PME et des professions libérales

Khalid Dahami, président de la Fédération du commerce et des services/CGEM: «Pour nous, la meilleure négociation tient à une bonne préparation du dossier»

Les premiers concernés par les négociations sur les services sont dans le flou total. Le tiers des chefs d’entreprises ignore le contenu de la feuille de route de l’Accord de libre-échange complet et approfondi. Et 45% des initiés le considèrent comme une menace. D’où l’inquiétude qui couve dans la profession.

- L’Economiste: Comment percevez-vous les négociations en cours sur l’Aleca?
- Khalid Dahami: A la demande du Maroc, les négociations pour l’ Aleca ont débuté mars 2013 avec l’UE, notre principal partenaire économique. Nous sommes en train de lancer à notre niveau les concertations avec les professionnels. D’où la table-ronde que nous avons co-organisée avec l’Asmex, jeudi 13 février, en présence de la représentante du ministère du Commerce extérieur, des représentants de différents conseils d’ordre, d’associations professionnelles et même de chercheurs universitaires.
Nous pensons réellement que l’Aleca peut être une excellente opportunité pour le Maroc, mais à condition que nous tous, public et privé, œuvrions à la mise en place d’un certain nombre de préalables qui sont à notre sens la réalisation d’une étude d’impact modulaire, la conclusion d’un contrat-programme pour les services, l’intégration dans les négociations de la dimension niveau de développement du tissu entrepreneurial. Il faut aussi prévoir des mesures d’accompagnement au profit de la PME et des professions libérales. Le but étant de renforcer nos 3 C: compétitivité, conformité, connectivité.

- Est-il logique de négocier la convergence vers l’acquis communautaire qui n’existe pas encore totalement au sein de l’Union?
- Ce n’est pas une question de logique, mais de fait. A ce que nous sachons, aujourd’hui très peu d’activités liées aux services disposent d’un acquis communautaire. Et c’est à chaque Etat de l’UE que revient la tâche de légiférer sur le sujet. Maintenant, la question est sur la base de quel référentiel nous allons  négocier?

- Quel impact prévisible sur le secteur marocain du commerce et services?
- D’après l’étude du cabinet Ecorys, en dehors des services publics dont la valeur ajoutée devrait augmenter de 1% à long terme, celle du secteur des TIC et autres services aux entreprises devrait faire face à une compétition plus accrue de la part des entreprises européennes et pourrait perdre près de 1,7% de sa production. Selon la même étude, au niveau exportation, la plupart des secteurs des services devraient enregistrer une baisse de leurs exportations.
Nous pensons qu’il y a des opportunités, mais pour y voir plus clair, nous avons besoin de procéder à une étude d’impact, qui permettra réellement de zoomer sur les différents secteurs liés aux services.

- La FCS a-t-elle été associée à la préparation du dossier?
- Les personnes en charge du dossier au niveau des différents départements ministériels et à leur tête celui du Commerce extérieur travaillent d’arrache-pied sur le sujet et il y a eu quelques échanges. Ceci dit, à la lumière de la réunion du jeudi 13 février, toutes les personnes présentes sont arrivées à la conclusion que pour une meilleure efficacité dans ces négociations, nous devons revoir notre méthodologie de travail et de concertation public/privé, pour une meilleure harmonie, évitant ainsi toute précipitation. Pour nous les professionnels, nous centralisons l’ensemble de nos recommandations au niveau de la présidente de la CGEM qui a désigné une commission dédiée. Nous devons nous donner tous les moyens et toutes les chances pour la conclusion d’un Aleca dans les meilleures conditions et dans un esprit gagnant-gagnant. C’est un projet d’avenir pour le Maroc et toutes les composantes doivent y être associées.

- Quels sont les points de vigilance?
- Il y en a plusieurs, mais les principaux que nous avons détectés concernent la  mobilité des personnes, la reconnaissance mutuelle des diplômes, l’élaboration des normes métiers, la généralisation et l’accélération de la mise en place de normes. D’ailleurs, à ce sujet, il y a un travail énorme à faire et rien que pour avoir une idée, au Maroc, il existe presque 11.000 normes contre 400.000 en France, 80.000 en Turquie et 16.000 en Tunisie.

Propos recueillis par
Hassan EL ARIF

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