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    Analyse

    Résultats sociétés cotées
    La rentabilité préservée malgré tout

    Par L'Economiste | Edition N°:4126 Le 03/10/2013 | Partager
    Le chiffre d’affaires global de la cote recule de 3% à 116 milliards de DH
    Les entreprises ont accéléré leur politique de maîtrise des coûts

    Encore une mauvaise nouvelle pour la cote. Déjà que la Bourse est plongée dans la morosité depuis quelques temps maintenant, voici qu’elle voit les résultats des sociétés qui y sont cotées se réduire pour le 3e semestre consécutif. Preuve que les pensionnaires de la Bourse continuent de subir les effets de la dégradation économique, après quelques exercices de résilience. Même si, sur les 72 émetteurs de la Bourse, 37 affichent des revenus en hausse et 35 en baisse, le chiffre d’affaires global des sociétés de la cote a accusé une baisse de près de 3%. S’établissant à 116 milliards de DH, au terme du mois de juin 2013. Pour les analystes d’Upline, «le raffineur national dont les revenus continuent d’accuser le coup de la concurrence des produits importés est à l’origine de ce contraste. Il contribue à hauteur de -4,1 points dans la contre-performance globale de la cote». Retraité du CA de Samir, le revenu agrégé de la place aurait progressé de 1,7%. Certes, Samir a vu son chiffre d’affaires se détériorer de 18% à 22,6 milliards de DH, mais elle n’est pas la seule dans ce cas.  Avec une contreperformance moins élevée (-4,6% à 14,5 milliards de DH), IAM contribue, à son tour, au recul des revenus globaux de la cote. Ceci dit, les améliorations respectives de CA de BCP (+ 17% à 6,5 milliards de DH) et de CGI (43,2% à 1,6 milliard de DH) ont permis de limiter la baisse de l’activité globale de la place.
    La répartition par groupe d’entreprises laisse apparaître une progression des PNB des établissements de crédits de 8,3% à près de 25 milliards de DH contre une régression de 6% de CA consolidés des industriels cotés à 86 milliards de DH.  
    Voyant leur niveau d’activité régresser, les sociétés cotées se sont globalement lancées dans des politiques de rationalisation des coûts, ce qu’Upline appelle «Cost Trimming». L’effet de ces stratégies s’est reflété dans l’évolution du résultat d’exploitation consolidé qui s’est amélioré de 2,4% à 28 milliards de DH. Par conséquent, la marge opérationnelle globale de la cote a gagné 1,2 point pour se hisser à près de 24%.   
    Côté rentabilité, il y a un léger mieux par rapport à la même période de 2012, mais l’évolution demeure négative. Il semble, selon Upline, que «les gains opérationnels ont été absorbés par le coût relatif au recours croissant des entreprises au crédit bancaire pour le financement de leur cycle d’exploitation». Ce qui s’est traduit par un «petit» recul (voire une stagnation -0,2%) des bénéfices de la cote à 14 milliards de DH. Cette évolution recouvre la hausse de près de 13% du résultat de Maroc Telecom à 3,5 milliards de DH, le bond de 65% de la capacité bénéficiaire BMCE à 595 millions de DH. Le RNPG agrégé prend également en compte les chutes respectives de 54,3% et 82% des bénéfices de Samir à 186 millions de DH et de Centrale Laitière à 47 millions de DH. Retraités de ces chiffres, les profits se seraient détériorés de 2,32%. Ceci étant, le marché note une légère amélioration de la marge nette de 0,3 point à 11,9%.


    Moulay Ahmed BELGHITI

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