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Culture

Younes Bekkali remet au goût du jour le Pop Art

Par L'Economiste | Edition N°:3865 Le 12/09/2012 | Partager
Hôtel Lincoln, médina de Fès et hôtel Volubilis dans des toiles flashy et colorées
Des œuvres qui sensibilisent à la protection du patrimoine architectural

L’exposition de Younes Bekkali rend hommage au Pop art, un mouvement  né dans les années 1950 en Grande-Bretagne et qui consistait à transformer de simples photographies en œuvres à l’aspect «cartoon»  
 

Le mouvement Pop Art était à l’honneur à la villa Zevaco, à Casablanca. Le public a pu y découvrir, jusqu’au 12 septembre, une belle exposition.  Intitulée «Clin d’œil Pop Art», l’exposition présente des œuvres hautes en couleur, diversifiées et personnelles qui visent à sensibiliser le public à l’importance du patrimoine architectural marocain mais qui délivrent aussi un formidable message d’espoir et d’optimisme.
Le titre de l’exposition, comme son nom l’indique, fait référence et rend honneur au Pop art, un mouvement né dans les années 1950 en Grande-Bretagne  et qui a été lancé mondialement dix ans plus tard sous l’impulsion d’artistes américains tels qu’Andy Warhol ou Roy Lichtenstein. Il consistait entre autres à créer, sur la base de véritables photographies, des œuvres d’art colorées et flashy  à l’aspect «cartoon». Un art qui ne se prenait pas vraiment au sérieux et qui rompait clairement avec les créations artistiques de l’époque, beaucoup plus classiques.
«Clin d’œil Pop Art» comprend ainsi une dizaine d’œuvres représentant pour la plupart des lieux et des édifices marocains souvent délabrés ou abandonnés tels que l’hôtel Lincoln, le célèbre bâtiment casablancais qui a été fermé puis abandonné en 1989, ou encore l’hôtel Volubilis qui était autrefois le préféré d’Edith Piaf et de Marcel Cerdan. «J’aimerais que les Marocains prennent conscience de l’importance de la protection du patrimoine architectural de leur pays», confie  l’artiste.  D’autres bâtiments ou endroits, tels qu’une vue imprenable sur la médina de Fès ou encore des minarets ont été représentés par Younes Bekkali pour leur charme, leur richesse architecturale ou encore leurs ombres «inspirantes». 
Mais le peintre vise également à délivrer un solide message d’espoir et d’optimisme à travers ses œuvres. Plongé il n’y a pas si longtemps dans le coma suite à un accident, l’artiste a pu reprendre goût à la vie grâce à l’art
Côté méthode, Younes Bekkali commence tout d’abord par sélectionner soigneusement un ensemble de photographies  qu’il travaille ensuite digitalement en jouant sur les contrastes de lumière de façon à faire ressortir les ombres et les parties sombres des images. Ces dernières sont ensuite projetées sur une toile vierge qu’il colore habilement à la peinture à l’huile.


Karim AGOUMI

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