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    Régions

    Errachidia: Trois millions de palmiers dattiers pour repeupler les oasis

    Par L'Economiste | Edition N°:3479 Le 04/03/2011 | Partager
    Un million de palmiers dattiers à planter à l’horizon 2015
    Un projet au profit de 6.000 agriculteurs
    La production au Tafilalet passera de 26.000 à 53.000 tonnes

    Les oasis marocaines... richesse naturelle et beauté architecturale

    D’ici 2030, les oasis marocaines devraient compter trois millions de palmiers dattiers de plus. Un challenge qu’entend relever le Maroc pour gagner le pari du développement dans ses zones oasiennes, mais aussi au grand bonheur des écologistes de toute la région méditerranéenne.
    La prise de conscience du Maroc de la relation intrinsèque entre environnement et développement durable est désormais un fait avéré. Ce projet aidera grandement à la création d’un microclimat indispensable au bon développement des cultures sous-jacentes et constitue, par conséquent, le pivot de l’écosystème oasien. La préservation de l’environnement nécessite, toutefois, que cette opération de repeuplement des oasis marocaines soit accompagnée d’une augmentation des variétés génétiques des palmiers dattiers et la promotion d’une exploitation optimum de cette diversité. Pris en charge par l’Agence des zones oasiennes et de l’arganier, ce projet, lancé en 2009 par le Souverain, vise d’abord l’implantation d’un million de palmiers dattiers à l’horizon 2015, à la faveur d’un montant global de 1,25 milliard de DH. Ce qui profitera à 6.000 agriculteurs et permettra de générer 450.000 journées de travail.
    Lors de cette première étape, il sera procédé à l’introduction de 750.000 vitro-plants sur 4.000 ha et la mise en place d’une pépinière de production des vitro-plants et de cinq unités de conditionnement des dattes. Des efforts qui commencent déjà à prendre forme. Mais des difficultés pratiques entravent la réalisation totale de tels objectifs, les rejets des palmiers dattiers existants devront pallier le déficit en matière de micro-plants. Beaucoup d’investisseurs entendent saisir cette occasion marquée par des subventions et des aides consistantes de la part de l’Etat, représentée par l’Office régional de mise en valeur agricole du Tafilalet (ORMVAT). Bien que diplômé en management, Abdelbar Belhassan, qui est l’un de ces jeunes qui ont cru en l’avenir de cette initiative, a investi dans ce secteur. Outre les 5.000 arbres providentiels qu’il a déjà rajoutés à sa palmeraie située à près de 15 kilomètres d’Erfoud, il compte bientôt implanter près de 7.000 autres palmiers dattiers sur une superficie de 30 ha. «Il y a certes beaucoup de travail à faire, mais il faut y croire, cette zone désertique connaîtra certainement un grand changement, avec ce programme, l’économie de la région sera boostée et la base du développement ne sera que renforcée», dit ce jeune investisseur.
    Les résultats attendus de cette initiative changeront certainement la face des zones oasiennes et offriront à leurs populations une opportunité majeure pour générer des revenus supplémentaires. Outre la fixation des populations dans leurs oasis, le palmier dattier est une source durable d’un aliment de base pour les oasiens, et une matière première pour l’élaboration de produits alimentaires de grande valeur énergétique et diététique. Les palmiers dattiers sont ainsi au cœur des solutions intégrées possibles contre les maux sociaux engendrés par l’exode rural.


    Commercialisation


    La production de dattes doublera d’ici 2010 dans la zone de Tafilalet. Elle passera de 26.000 tonnes en moyenne, à 53.000 tonnes. Les variétés de dattiers de qualité seront hissées du nombre de 16 à 61. Il ne manquerait qu’un bon circuit de commercialisation.
    Les espèces actuelles comptent certes des variétés connues à l’échelle nationale et internationale, tels le Majhoul, le Boufeggous et Nejda résistant au bayoud, mais ne représentent que 26% du patrimoine phoenicicole. La grande majorité des variétés relève du Khalt qui reste loin du circuit de la commercialisation.


    De notre correspondant, Aziz RACHIDI

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