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Analyse

Toxicomanie: Nouvelle stratégie de prise en charge

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5304 Le 29/06/2018 | Partager
Un déploiement sur 4 ans en projet
Prévention des populations vulnérables, réhabilitation psychologique, diagnostic précoce…

La multiplication des saisies de drogues traduit les transformations que connaît la géopolitique des drogues au niveau mondial. Le Maroc n’échappe pas à cette dynamique. Le pays fait de plus en plus face à une série de nouveaux défis dans sa lutte contre le trafic de drogue. Les saisies de grosses quantités de cocaïne et de psychotropes montre que le Maroc est menacé par de nouvelles formes de toxicomanie.

Au-delà des aspects sécuritaires, c’est au niveau de la lutte contre les effets sanitaires de la hausse de la consommation des drogues que le gouvernement est également très attendu. L’idée est de prendre en charge cette population vulnérable. En plus des impacts négatifs de ce phénomène au niveau social, le développement de la toxicomanie constitue également une véritable menace pour le système de santé.

A cause de sa lourde charge de morbidité. La consommation de différentes sortes de drogues se traduit généralement par l’atteinte par l’une des maladies transmissibles, principalement le VIH-Sida ou encore l’hépatite C. Face à cette situation, le gouvernement est appelé à agir d’urgence. L’idée est d’éviter un enlisement de la situation. Le département de la Santé vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle stratégie, 2018-2022, pour améliorer la prise en charge des toxicomanes.

«Elle sera bientôt mise en marche», a fait savoir Anass Doukkali, ministre de la Santé, mardi dernier à la Chambre des conseillers. Pour lui, cette nouvelle démarche permettra de «traiter ce phénomène en tant que problème de santé publique, avec une approche respectueuse des droits humains».

Lors de son intervention devant les conseillers, le ministre a mis l’accent sur le triptyque déterminant le déploiement de cette nouvelle stratégie: «coordination, efficacité et dignité, sont les maîtres mots de cette stratégie», a-t-il dit. Ce nouveau plan vise notamment à «déployer des mesures préventives au profit des catégories vulnérables».

Il permettra également «d’assurer l’accès des usagers des drogues à un traitement adéquat au niveau des établissements de santé, ainsi qu’en milieu carcéral». Des unités de traitement d’addictologie ont été déjà lancées dans certaines villes (voir repères).

De nouveaux instituts de réhabilitation psychologique et sociale sont également au programme. La nouvelle stratégie, dont les détails seront bientôt dévoilés par le ministère de la Santé, s’articule autour d’une série d’axes, qui s’inscrivent dans la logique des recommandations des Nations Unies.

Dans son dernier rapport annuel sur les drogues, l’ONU a mis l’accent sur une série de mesures indispensables. Elles concernent notamment la prévention de l’usage des drogues dans le milieu familial et dans les écoles. Les interventions doivent prendre en compte les vulnérabilités individuelles et environnementales de la population.

Cette Organisation internationale a pointé le déficit en matière de disponibilité et d’accessibilité des interventions pour le traitement des troubles liés à l’usage des drogues. Une série de normes internationales ont été énumérées par l’ONUDC et l’OMS pour que les Etats puissent s’en inspirer.

Repères

  • 12 Centres de traitement des addictions ont été créés au niveau de 10 villes
  • 27.620 personnes ont bénéficié de la prise en charge au niveau de ces centres
  • 1.629 personnes bénéficient du programme de traitement à la méthadone

 

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