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    L'Edito

    Négligence

    Par L'Economiste| Edition N°:1907 Le 01/12/2004 | Partager

    Aujourd’hui, en grande pompe, on ouvre les «Intégrales de l’investissement», où tout le monde est bien conscient que le Maroc ne réalise pas le score qu’il devrait. Cette semaine, une grosse délégation tant de diplomates que de businessmen, accompagne encore le Souverain en Amérique latine. Le Premier ministre rentre tout juste du Portugal où il est allé défendre la Maison Maroc pour les affaires. On attend pour la semaine prochaine le rassemblement des chefs d’Etat et de gouvernement impliqués pour le progrès (enfin!) du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, le fameux Forum de l’avenir. On s’est battu pour ça; on a gagné; on est content.Et pendant que l’on fait tout cela, qu’est-ce qui se passe sur le terrain? Eh bien, on va tout droit dans le mur du plus grand loupé diplomatique de tous les temps, et pas avec n’importe qui; ce loupé, on le prépare avec les Américains, les Turcs et les Egyptiens en même temps. Les processus de ratification ne sont même pas commencés. Tout traîne encore dans les dossiers. Il y a peu de chance que ces processus s’achèvent à temps.Jamais, le Maroc ne sera au rendez-vous qu’il a promis à tous ses partenaires, ceux avec qui il a signé, ceux à qui il a dû expliquer parfois avec difficulté, pourquoi il était stratégique de signer, et pis que tout, toutes ces entreprises qui ont fait leurs calculs pour être au rendez-vous de l’ouverture et qui vont voir leurs prévisions et leur organisation tomber à l’eau.Il n’y a que deux hypothèses pour ce gravissime manquement à un choix fondamental de la politique d’ouverture du Maroc: ou bien c’est du sabotage ou bien c’est de la négligence.Quoi qu’il en soit, l’Etat doit se ressaisir très vite, car il y va de sa crédibilité tant sur le plan intérieur que sur le plan international.Abdelmounaïm DILAMI

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