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L'Edito

Naufrage politique

Par L'Economiste| Edition N°:4105 Le 04/09/2013 | Partager

Un ministre déserteur?  On peut le comprendre, vu la volée de bois vert que son administration, ses prédécesseurs et lui-même ont prise dans le dernier discours royal. On peut le comprendre, mais on peut aussi ne pas admettre cette fuite devant ses responsabilités.
Et ce d’autant plus qu’après ce discours, les gens, y compris dans le corps enseignant,  se sont sentis soutenus. Ils expriment leurs déceptions et signalent les manquements qu’ils ont vu se multiplier ces dernières années, dans les classes et autour des classes. Le pompon était bien sûr cette humiliation nationale essuyée à l’ONU, quand Ban Ki-moon a tenu à soutenir la petite fille que notre ministre voulait marier, plutôt que de la voir fréquenter l’école.
Pas un mot du gouvernement sur cette désastreuse affaire qui aurait dû coûter leur poste, sur le champ, au ministre de l’Enseignement et à celui des Affaires étrangères: le premier pour avoir fait cette dégradante plaisanterie, le second pour n’avoir pas su prévenir le coup porté à l’image mondiale du pays. On connaissait le chef de gouvernement plus disposé aux coups de sang et aux paroles incendiaires!
Nous sommes d’ores et déjà en retard dans la préparation du Budget 2014, alors que les finances sont à vau-l’eau, fuyant à gros bouillons creusant au passage le plus inquiétant des déficits commerciaux que le Maroc n’ait jamais eu. La situation sociale est tendue, avec la réapparition des grèves sauvages qui tuent des entreprises et des emplois. L’Etat a perdu beaucoup de son savoir-faire en matière de services publics et d’infrastructures…
Y a-t-il là une sorte de stratégie de l’absence? A moins que ce soit celle du pourrissement? Ou pas de stratégie du tout, juste un immense manque de savoir-faire?
Voilà que le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que de supprimer les Conseils de gouvernement, lesquels reprennent cette semaine seulement. Existe-t-il un mot moins dur pour qualifier la situation, que «naufrage politique».

Nadia Salah

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