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L'Edito

Mort debout

Par Nadia SALAH| Edition N°:5290 Le 08/06/2018 | Partager
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Honnêtement, le gouvernement El Othmani est mort debout. Rongé par sa propre incompétence.

Et c’est un triste spectacle, une triste fin.  Qu’on l’apprécie ou pas, le seul qui a gardé un peu de bon sens, c’est Lahcen Daoudi. Mais c’est lui qu’on chasse.

En six semaines de boycott, pas un d’entre eux n’a trouvé le chemin du Code de commerce qui prohibe la discrimination. Aucun n’a dans ses tablettes les femmes et les hommes capables de construire une doctrine moderne au comateux Conseil de la concurrence. Pas un qui soit capable d’imaginer une politique d’emploi.

Pas un pour s’étonner qu’une entreprise toujours cotée à la Bourse soit à deux doigts de la faillite. Pas un pour s’étonner que la démission de Daoudi soit d’abord étudiée et commentée par son parti, comme si c’était le comité central du parti communiste ayant tout pouvoir sur ce qui vivait dans la défunte URSS.

Pas un pour ramener les professeurs absentéistes devant leurs élèves. Pas un pour dire que les initiateurs du boycott ont volontairement mis en difficulté un million et demi de personnes qui faisaient honnêtement leur travail. Pas un qui soit capable de supprimer la renversante possibilité légale de voler les biens fonciers et immobiliers de son voisin.

Pas un qui soit capable de voir que les partis sont si marginalisés qu’ils n’ont plus la force de proposer quoi que ce soit, hormis de continuer à détruire des emplois.

Jeudi 7 juin, le Maroc a été déclassé. Rabat avait mis des années et des années à convaincre un journal d’affaires très influent, le Financial Times, que le développement marocain était sérieux et fiable.

Par contraste, les révolutions arabes, qui ont détruit les appareils productifs et jeté les gens dans la misère, donnaient raison à la voix du Maroc. Voilà que nous sommes maintenant au même rang que l’Egypte ou la Tunisie.

Honnêtement, ce n’est pas Daoudi qui devait démissionner…

 

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