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    Monopolitiques

    Par L'Economiste| Edition N°:2241 Le 24/03/2006 | Partager

    C’est politiquement très incorrect: la pauvreté résiste aux remèdes qu’on lui a apportés depuis quarante ans.Les chiffres, remarquables, du Haut-Commissariat au Plan sont terribles pour toutes les politiques de lutte contre la pauvreté.Jusque dans les années 70, on croyait dur comme fer que lutter contre la pauvreté, c’était apporter de la consommation de ceux qui ne pouvaient pas consommer. Ce furent les années des subventions, des faux prix, des aides en tout genre… Cela a coûté très cher et ce type de redistribution pèse encore bien lourd, bien que nul n’en ait vraiment mesuré l’impact sur les secteurs productifs. Puis ce furent les années des infrastructures. On pensait et on pense toujours que les infrastructures comme des ports, des routes… sont de nature à sortir les pauvres de leur pauvreté. Là encore, on y est allé fort.Parallèlement, on a pensé à protéger l’économie nationale pour garder un maximum d’emplois locaux, donc du pouvoir d’achat… Le résultat fut pire que le mal qu’on voulait traiter. On a aussi tenté le déficit budgétaire de l’Etat, qui devait, au gré de la mode du moment, développer la demande, développer l’épargne ou développer la croissance, etc. Puis, en jetant aux orties tout ce passé si décevant, on est parti dans de tout autres directions: l’éducation, l’accès aux services sociaux…Or, que viennent nous dire les chiffres ultra-détaillés du HCP? Qu’il est impossible de faire un lien raisonnable entre le niveau de pauvreté et chacune des stratégies de lutte contre la pauvreté. On a des cas où les investissements n’ont réduit ni le nombre ni la proportion de pauvres, quand ailleurs, ils y ont réussi. On a des cas où l’accès aux services sociaux réduit la pauvreté et des cas inverses…En fait, ce que disent ces données, c’est qu’il ne faut pas céder aux modes et tomber dans les monopolitiques. Ces monopolitiques font très bien dans les discours, très mal sur le terrain.Nadia SALAH

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