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L'Edito

Monarchie

Par L'Economiste| Edition N°:2040 Le 10/06/2005 | Partager

Les déclarations de Nadia Yacine, selon lesquelles la «monarchie ne convient pas au Maroc» et «la fin de la monarchie est proche», sont une offensive politique dont le plus dur est à venir. Les islamistes, y compris les plus extrêmes, sont courtisés par les ambassades occidentales, principalement celle des Etats-Unis. En conséquence, le mouvement Al Adl Wal Ihssan considère avoir suffisamment sécurisé ses relations internationales pour passer à l’offensive interne. Il ne faut pas se leurrer, les déclarations de Nadia Yacine expriment bien la pensée du mouvement auquel elle appartient. Elle a été choisie pour faire la première sortie et tester la réaction de la monarchie. Il est parfaitement clair que ce mouvement considère que le moment est venu d’entrer en action pour prendre le pouvoir. Par ces déclarations, le mouvement poursuit deux objectifs directs. Le premier est de mettre en débat public la légitimité de la monarchie, alors que jusqu’ici la légitimité était un fait acquis. C’est donc un travail de sape.Le deuxième objectif est de susciter l’inquiétude et la peur au sein de la société et des élites, car une société apeurée est déjà à moitié vaincue.Pas à pas, nous nous installons dans une situation inédite. La gauche est devenue monarchiste et l’extrême droite, représentée par les islamistes, a décidé de monter à l’assaut de la monarchie. En effet, un système politique islamiste ne peut qu’être en concurrence frontale avec la monarchie, parce que tous deux ont le même référentiel de légitimité. Quand les islamistes contestent la monarchie, ce n’est pas pour proposer un régime plus démocratique. C’est pour nous enfermer dans leur système de l’Imamat, complètement anachronique. Le Maroc a fait de très grandes avancées démocratiques et pour les droits de l’homme, ces dernières années. Contrairement à ce que croient les ambassades, spécialement américaine, la majorité des Marocains refuse de troquer ces progrès contre un régime islamiste archaïque.Abdelmounaïm DILAMI

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