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    L'Edito

    Moment primordial

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5554 Le 11/07/2019 | Partager
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    DEUX morts et un tueur: un inspecteur de police tire sur des fêtards.
    Le ministère de l’Intérieur joue la transparence. L’information fait le tour du Maroc. De toute façon, avec les réseaux sociaux, impossible de cacher ce qui se passe dans la rue, même si pour tout le reste, il est facile de taire le pire, surtout lorsqu’on s’est donné les lois qu’il faut. Mais c’est une autre histoire.
    Les commentaires du public sont très favorables à la police. Y compris s’il y avait une bavure. Unanimité étonnante quand on sait que l’opinion marocaine se divise facilement sur tout. Enregistrons donc cette exception pour leur sécurité ou leur sentiment d’insécurité.
    Les gens iraient-ils jusqu’à sacrifier leurs propres libertés et la protection de celles-ci? Certains commentateurs le soutiennent, voire s’y engagent! Ils n’ont peut-être pas connu l’époque des abus?
    Quoi qu’il en soit, personne ne le leur a enseigné: la culture autoritaire reste bien présente (du travail pour le CNDH ou les politiciens?). A l’opposé, en France par exemple, la culture libertaire accuse d’abord les policiers.
    Entre les deux, il y a plus de place qu’on ne l’imagine. Il y a dans ce cas, le droit. Il est bien balisé: suspension, enquête avec des résultats publics, révocation, sanctions pénales, elles aussi publiques… Dans le cas qui nous intéresse, le processus est en cours, appuyé sur des images très accusatrices.
    La curiosité est que le processus a commencé contre l’opinion démocratique des citoyens (si l’on peut dire!). Dans la vie d’une nation, c’est un moment primordial, essentiel: le droit prend sa place, appliqué par ceux qui autrefois s’en affranchissaient, et ce contre l’émotion publique. Joli travail.
    Il faudra, bien sûr, traiter cet espoir de sécurité, mais par ailleurs, selon d’autres méthodes. En effet, il est évident que la culture marocaine, avec son double Etat, Makhzen et moderne, ne pardonnera pas le laisser-aller. 

     

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