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L'Edito

Mœurs financières

Par L'Economiste| Edition N°:3111 Le 18/09/2009 | Partager

Etudes par-ci, études par-là. Depuis quelques années, les études confiées à des bureaux spécialisés se multiplient. Elles deviennent si nombreuses qu’on a du mal à s’y retrouver. Plus inquiétant: l’augmentation du nombre des études s’accompagne de résistances de plus en plus grandes à rendre publique l’information de base c’est-à-dire l’objectif, les grandes lignes du cahier des charges, le prix et le nom du bureau.On peut comprendre que dans un système politique opaque et versatile, les fonctionnaires (et parfois leur ministre) sentent le besoin de légitimer leurs propres travaux par d’autres documents, c’est-à-dire l’étude d’un bureau étranger.Pour l’instant, la multiplication de ces études allant de pair avec l’opacité grandissante des conditions attire l’attention: quelles relations entretiennent réellement le bureau et le département qui passe commande? Ce n’est pas exactement dans le domaine de la corruption pure et dure qu’il faut chercher. Celle-ci finalement est relativement facile à combattre… si l’on veut bien s’en donner la peine.En revanche, il est difficile de mettre fin à de mauvaises habitudes. De mauvaises habitudes dont les bureaux commencent à se plaindre: l’obligation de rémunérer les fonctionnaires rencontrés par les experts pour obtenir des informations. On imagine quelle honteuse réputation a notre pays lorsque ces experts racontent les «mœurs financières» de certains fonctionnaires. Bien sûr, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier: il reste des divisions, des départements respectueux de l’éthique. Dans les administrations, il y a des hommes et des femmes parfaitement conscients que la dignité de leur fonction n’est rien de moins qu’un des éléments de l’indépendance de l’Etat qu’ils servent.Mais il y a aussi les autres… qu’il faut urgemment remettre à l’ordre, avec sanction publique, pour arrêter la contagion.Nadia SALAH

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