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    L'Edito

    Mobilisation

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5479 Le 22/03/2019 | Partager
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    Le Maroc a de grosses mises sur la table: les barrages et l’eau, l’éducation et le travail des diplômés, la mobilité et les infrastructures, l’industrialisation et la compétitivité, le Sahara et l’Algérie, le niveau de vie et l’endettement des ménages, l’incapacité gouvernementale à décider (sauf sur des sujets d’arrière-garde) et le besoin vital de mobilisation politique et sociale chez les acteurs économiques…

    Si on fait le tour des outils utilisables pour fabriquer une politique économique dynamique, il n’en reste qu’une: la mobilisation morale, voire, si besoin en est, la mobilisation patriotique.

    Utilisés à tort et à travers, les investissements publics ne fonctionnent plus. Le Maroc est une curiosité mondiale: comment peut-on investir le tiers des revenus pour un rendement aussi faible? Sait-on encore faire des infrastructures pour développer la mobilité et réduire les coûts de production?

    Les dépenses de personnel sont devenues un gouffre, sans justice, ni objectif, alors qu’elles engloutissent plus que leur part du PIB.  On décroche le pompon en distribuant à grosses poignées des dizaines de milliards sur les énergies polluantes sans être capable de mettre l’argent qu’il faut dans les services publics.

    Et pourtant avec un management clair, comme dans le domaine de la sécurité, alors on arrive à protéger les gens. Et pourtant quand il y a une démarche nette et connue de tous, on double le revenu agricole en dix ans. Et on ne peut plus dire que c’est la pluie qui fait le travail. De plus, c’est l’agriculture qui crée des emplois au lieu de favoriser l’exode.

    Avec ces deux seuls exemples de réussite, pas question de dire que le Maroc n’a qu’un seul avenir: l’ultra-faible croissance. 

    Il faut sonner la mobilisation. Pourquoi ne pas s’engager sur la qualité des services publics? 

    Cela tombe bien: il n’existe pas d’autre moyen efficace de lutter contre la pauvreté.

     

     

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