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    L'Edito

    Mirage

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5580 Le 28/08/2019 | Partager
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    Pourquoi ça ne marche toujours pas? Peu de régions jouent leur rôle d’amortisseur social et/ou économique comme on le constate encore une fois pour la ville de Fès. Voilà une destination qui a soigné une grande partie de son infrastructure et de sa connectivité, mais qui peine encore à remplir ses ZI, à résorber ses graves problèmes de chômage et traiter ses dégâts collatéraux, exclusion sociale, insécurité...

    La crise de Fès est en réalité symptomatique de la difficulté à négocier un laboratoire exemplaire du processus de régionalisation. Les atouts ne manquent pourtant pas sur ce chantier: une loi organique sur les régions assez ambitieuse, une volonté institutionnelle d’aller le plus loin possible, comme réaffirmé dans le dernier discours du Roi, ainsi que des enjeux inlassablement réitérés. Ceux d’une déclinaison territoriale des politiques publiques incontournables dans la bataille du développement.

    On le sait, il s’agit d’inverser la logique top-down, de l’Etat-centralisateur. Encore faut-il ici que l’échelon régional sorte de ses torpeurs, expérimente des idées nouvelles, propose, harcèle pour vendre un projet, marketer un territoire, trouver un financement...

    Mais peut-être que dans le paysage actuel c’est trop demander aux régions de prendre leurs parts à l’effort. En particulier, lorsque l’asymétrie des compétences entre les logistiques RH de décentralisation/déconcentration arrange les affaires de bien des communes.

    Souvent au prix de déficit de synchronisation entre les différents maillons de développement territorial ainsi qu’au prix de déperditions des efforts. Lorsqu’aussi le système électoral n’incite guère à changer cet état de fait et que l’esprit d’initiative des élus ne s’échauffe que pour les sujets stratégiques des shorts de jeunes bénévoles belges.

    Lorsqu’enfin la démocratie participative n’arrive pas à prendre pied à l’échelon local, alors même qu’elle est décisive pour la culture de gestion par objectifs, l’exercice d’évaluation puis de sanction des mandatés. A l’aune de ces pesanteurs, la régionalisation et ses résultats semblent pour l’heure un mirage.

     

     

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