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    L'Edito

    Méthode Coué

    Par L'Economiste| Edition N°:3676 Le 13/12/2011 | Partager

    La Justice au Maroc est lente, incertaine, peu prévisible, peu transparente...
    Les diagnostics, y compris lorsqu’ils émanent d’une organisation aussi prestigieuse que l’OCDE resservent parfois les mêmes constats. Néanmoins, le futur gouvernement Benkirane ferait bien d’y prêter attention. La Justice, lorsqu’elle est réformée et efficace, peut regonfler à bloc le moral des populations. Le baromètre politique aussi.
    Si le dossier revient inlassablement dans la liste des réformes urgentes attendues par les Marocains, c’est qu’il y a incontestablement un déficit des résultats. Il serait opportun d’évaluer les raisons qui font que cette réforme n’avance que très lentement en dépit des moyens qui lui sont consacrés. Benkirane est prévenu, la Justice est un secteur où la méthode Coué ne suffit pas à elle seule pour obtenir des résultats.
    L’écart qui sépare à la fois le mode de pensée, de vie d’une grande partie de la population ainsi que d’un secteur privé qui se transforme rapidement du modèle de fonctionnement de notre système judiciaire reste un important défi. Le citoyen est de plus en plus exigeant sur sa consommation, ses libertés, et tout naturellement de moins en moins tolérant sur le déficit des résultats.
    La nouvelle Constitution représente un cadre inédit pour les réformes. A condition que le gouvernement fasse attention à ne pas piéger cet acquis dans une euphorie trompeuse, en donnant l’illusion que les espaces d’amélioration n’ont pas été utilisés. La Justice ne peut pas rester immobile dans un monde en plein changement. Sa réforme est une nécessité en soi, mais sans doute aussi la condition sine qua non de la transformation du pays dans son ensemble. Si le Maroc bouge dans de nombreux domaines c’est qu’il est capable d’y arriver là aussi, en mettant son système aux normes internationales.

    Mohamed Benabid

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