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L'Edito

Mépris

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5047 Le 16/06/2017 | Partager
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S'il est un sujet qui est au cœur des attentes des citoyens, c’est bien celui de la santé. Les événements d’Al Hoceïma sont là pour rappeler que ce secteur nourrit une partie de la fracture, et beaucoup de déceptions.  La  santé peine à se réformer et se moderniser... un constat tout en euphémisme. 

Dans le cas d’espèce, le concept de gouvernance, accusé de tous les maux, est devenu si galvaudé et stérile, qu’il faut descendre à l’échelle des micropratiques pour désigner les dysfonctionnements par leurs noms. Au-delà des problèmes structurels d’infrastructure, de cartes sanitaires, nous insisterons cette fois-ci sur la dimension des comportements individuels.

L’hôpital doit être la première structure à respecter ceux qui le consultent, d’abord en tant que citoyens et individus, et ensuite en tant que malades. Les considérations de moyens et de logistique ne justifient aucunement des comportements méprisants de la part du personnel soignant. Cela ne signifie pas que ces équipes sont incompétentes. Les praticiens les plus brillants, et il y en a dans ce pays, peuvent  parfois s’oublier dans la froideur des protocoles thérapeutiques et avoir les comportements les plus obséquieux.

Bien recevoir en prenant la main avant le pouls,  prendre  le temps d’écouter et d’expliquer pour associer les malades à la fois à la phase du diagnostic  et du traitement, semble demander un effort insurmontable dans beaucoup de services hospitaliers. Il y a bien quelques tentatives héroïques de changements dans certaines structures de soins. Sauf que celles-ci se heurtent très rapidement au mur du mandarinat médical et ses pesanteurs. 

Et c’est à peine si la situation est meilleure dans le secteur privé! Lorsqu’une intervention chirurgicale est ordonnée, il faut non seulement y mettre la forme, vu l’impact psychologique qu’elle a pour le patient, mais il faut la blanchir, dans le public, de tout soupçon d’atteinte à sa dignité, et dans le privé,  de considérations bassement matérielles. Dans l’invincibilité du pouvoir de son savoir, la médecine doit apprendre à soigner ses doutes.

 

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