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L'Edito

Men in black

Par L'Economiste| Edition N°:2624 Le 04/10/2007 | Partager

Le Maroc s’est pris les pieds dans le tapis avec le problème de la hausse des prix des denrées et du pétrole: il a reculé devant les risques pesant sur la paix sociale en finançant, avec au moins deux dizaines de milliards de DH, le maintien de certains prix.Il est évident que le prochain gouvernement ne va plus avoir la marge qu’avait le sortant pour entretenir la croissance économique et l’amélioration des indicateurs sociaux. La vingtaine de milliards de DH que l’on va consommer et/ou envoyer en fumée dans les voitures des classes moyennes et aisées, ne seront pas dans la croissance, dans la création d’emplois, dans les chantiers touristiques et de logements sociaux. Pas besoin d’être grand clerc pour le savoir.Mais il y a plus pernicieux dans cette affaire. C’est l’auto-intoxication mentale.Depuis vingt ans, en effet, les prix sont progressivement rendus libres. Mais ce n’est pas ce qu’ont laissé entendre et laissent encore entendre tous les gouvernements qui se sont succédé. Au contraire, comme durant les années de plomb, les télévisions publiques, exécutant des ordres, tentent de faire croire au contrôle. Le côté ridicule de la situation éclate au grand jour avec ces «men in black» (y compris leurs lunettes noires!) arpentant les souks devant les caméras pour faire croire qu’ils contrôlent… Ils ne contrôlent pas grand-chose puisque la loi ne les y autorise plus. Mais ces mises en scène donnent l’impression que nous sommes revenus trente ans en arrière, au temps des contrôles. Mais, se souvient-on exactement ce qu’étaient les contrôles des prix autoritaires? Ils produisaient des pénuries et de la corruption en même temps que de la mauvaise marchandise. Voudrions-nous retourner en ces temps-là, où les charançons colonisaient les pâtes alimentaires, où il fallait tamiser la farine pour en ôter la vermine, où les épiciers vous imposaient de mauvais yaourts pour avoir le droit à un demi-litre de lait? Qui en voudrait encore?Nadia SALAH

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