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L'Edito

Mauvaise odeur

Par L'Economiste| Edition N°:2314 Le 07/07/2006 | Partager

La situation dans laquelle sont laissés les distributeurs de carburants n’est pas admissible. Le ministre de tutelle complimente cette profession, mais les belles paroles ne payent pas les dettes.Les pétroliers verseront cette année quelque 17 milliards de DH uniquement en taxe intérieure de la consommation (TIC) en plus des autres impôts non spécifiques à leur profession. Mois par mois, l’Etat doit leur rembourser ce qu’ils engagent de leur poche sur la compensation de certains produits pétroliers, dont en premier lieu le butane. Mais le Trésor ne paye pas. Aujourd’hui les distributeurs ont un trou de 4,7 milliards de DH dans leurs caisses, dont 700 millions sont un reliquat de l’année dernière.L’affaire est inadmissible car les indicateurs financiers marocains sont au vert, car on a en ce moment une accélération tout à fait remarquable de la croissance. L’affaire est inadmissible car ces retards saignent la trésorerie d’un des champions nationaux, le groupe Akwa. Elle est inadmissible car elle met en danger, via les comptes des multinationales comme Shell, Total,… les indicateurs de solvabilité du Maroc. Ceci au moment où le Royaume cartonne sur les investissements étrangers!Dans cette affaire, le ministère des Finances, qui se retranche derrière la bureaucratie des procédures budgétaires, joue avec le feu et ce pour des sommes qui ne sont pas si importantes que cela en regard des enjeux de développement et de crédibilité, des sommes qui ne sont pas si importantes que cela face à la taille des chantiers en cours.L’Etat soigne ses ratios, surveille son déficit tout en jouant intelligemment d’audace pour faire tourner le moteur économique en haut régime… et le voilà qui se cache pour balayer sous le tapis une dette de 4 milliards de DH! Veut-il vraiment que la maison Maroc sente la mauvaise odeur des maisons mal tenues?Nadia SALAH

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