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L'Edito

Maroc Vert

Par Nadia SALAH| Edition N°:4771 Le 12/05/2016 | Partager
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Il n’est pas si fréquent dans cette petite colonne de pouvoir relever les mérites d’une politique: il ne faut surtout pas s’en priver.
Le travail réalisé autour de l’agriculture par Aziz Akhannouch et ses équipes mérite d’être souligné. On avait souri à la reconduction à l’agriculture de ce «SAP» (sans appartenance politique) pourtant plusieurs fois élu.
Maroc Vert est son invention, dont la réussite lui a valu les attaques violentes et particulièrement injustes de ses alliés PJDistes, mécontents de voir des connexions se faire sans qu’ils puissent en tirer profit.
En fait, il fallait attendre une sècheresse, pour voir si ce plan fonctionnait ou pas.  Il fonctionne et plutôt bien.
Comme autrefois l’industrie qui  suppléait aux désastres agricoles (ce qu’elle ne sait plus faire aujourd’hui), les mécanismes de Maroc Vert cantonnent les dégâts d’une sècheresse sur des branches productives et épargnent les autres. On aura raison de dire que c’était déjà plus ou moins le cas avant le plan, mais l’absence de mesure et d’indicateur concret entraînait automatiquement la défiance pour tous. Donc la chute pour chacun.
Ce n’est pas le plus important car il n’y a là que de la conjoncture.
L’idée centrale du plan Maroc Vert est que, quel que soit l’endroit géographique ou l’endroit sur la chaîne de valeur, on peut trouver un moyen de gagner sa vie. L’Etat peut alors donner un (petit) coup de main pour y arriver, sans se perdre lui-même dans les méandres de sa propre bureaucratie.
Sur la planète Terre, il y a très peu de précédent, où un développement agricole n’a pas engendré automatiquement un exode rural massif et brutal. Le Maroc y arrivera-t-il? Difficile de le prédire mais, pour l’instant, l’option tient la route et ce, alors que le revenu des ménages ruraux s’améliore doucement.

 

 

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