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L'Edito

Marches

Par Nadia SALAH| Edition N°:5141 Le 03/11/2017 | Partager
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Vu de l’extérieur, cela paraissait complètement fou. Peut-être plus que fou: déraisonnable, délirant, dangereux.
Amener 350.000 civils, jeunes et vieux, garçons et filles, femmes et hommes, et une vingtaine de milliers de militaires, tous venus des quatre coins du pays pour les rassembler en un lieu unique, au milieu d’un désert; puis faire disparaître une frontière, franchie en chantant. Et ça a marché… dans tous les sens du terme.
A quoi comparer?
La Longue Marche de Mao Zedong en 1935? Ils étaient quelque 130.000 communistes au départ. Il n’y en avait plus que 30.000 à l’arrivée. Entre-temps, de 80.000 à 100.000 morts. Sur la sécurité, c’est l’opposé de la Marche Verte. Massira Al Khadra était pacifique et assez bien organisée pour veiller au bon déroulement et à la sécurité, même si parfois l’enthousiasme pouvait faire redouter des débordements.

Peut-on comparer avec la Marche des droits civiques à Washington, dont le vrai nom est la «Marche pour l’emploi et la liberté»? Il y avait entre 200.000 et 300.000 manifestants, selon les moments. Le nombre est presque comparable au rassemblement de la Marche Verte. L’espoir aussi. Mais les contextes sont radicalement différents.
Finalement, ce n’était ni déraisonnable, ni délirant, ni dangereux. Parce que c’était bien construit et ce pour une cause nationale, ce fut époustouflant et formidable.
Aujourd’hui, cela fait du bien de s’en souvenir. Mais cet aspect-là du souvenir n’épuise pas le sujet.
Il faut aller voir les photos de l’époque dans notre supplément (pages XX et XXI). Il ne fait aucun doute que le système donnait moins de libertés politiques qu’aujourd’hui.
Mais les filles qui faisaient la Marche Verte, exactement au même titre que les garçons, sont-elles aussi libres dans les rues de nos villes d’aujourd’hui? Cette Marche Verte ne nous parle pas que du Sahara: elle devrait parler aussi de liberté et d’égalité.

 

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