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L'Edito

Marche arrière

Par L'Economiste| Edition N°:2226 Le 03/03/2006 | Partager

Maroc pays ouvert; Maroc pays qui se met à niveau; Royaume qui veut jouer la mondialisation… Tout cela est vrai, mais à moitié seulement.Pour l’instant, la porte qui est ouverte, c’est l’entrée. Pour la sortie, on est prié de se «débrouiller»!Bien sûr, les officiels au ministère des Finances comme à l’Office des Changes vous diront sur tous les tons, que la sortie est ouverte, qu’il y a autant de dispositions que l’on veut pour obtenir les autorisations nécessaires quand le besoin est prouvé d’investir à l’étranger.C’est typiquement la réponse du bureaucrate: pour lui, la seule liberté qui a le droit d’exister, c’est celle qui dépend de son autorisation. Et pour être bien sûr que tout est en ordre, il recherchera pour lui-même une autorisation d’autoriser. Il faut bien bureaucratiser les bureaucrates!Naturellement, ce qui peut se faire en 24 heures prendra trois mois et sera aléatoire. Au point que les opportunités s’en vont faire le bonheur d’autres entreprises… Evidemment, les entreprises turques ou égyptiennes ne s’en privent pas. Même les investisseurs algériens et tunisiens, pourtant terriblement dépendants des caprices de leur Etat, ont les coudées plus franches. Leur système politique de clientélisme les rend finalement plus libres que leurs consoeurs marocaines… à moins de frauder. Mais chacun le sait, la fraude est réservée aux petites entreprises où le pouvoir est si concentré entre les mains du patron qu’elles sont incapables de se développer. En attendant, les grandes entreprises modernes sont exclues. Pourtant, ce sont les seules qui sont vraiment capables de créer une mouvance économique marocaine à l’étranger.Ni les capacités techniques et financières du Maroc, ni la nouvelle vision des Marocains, citoyens libres et responsables, ne justifient cette mentalité dans laquelle sont retombés le ministère des Finances et la plupart de ses démembrements.Nadia SALAH

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