×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Marche

Par L'Economiste| Edition N°:1676 Le 05/01/2004 | Partager

L'ordre de marche de la finance marocaine est en pleine restructuration. A côté du mariage BCM-Wafabank, un autre pôle monte, celui de la CDG. La Caisse de Dépôts et de Gestion projette une révision de son style de gouvernance, non pas que l'actuel soit mauvais, mais parce qu'il risque de ne pas être très adapté à la nouvelle place de la holding financière publique. Dans le paysage national, la Caisse n'est pas un organisme marginal. Par la taille, elle est sans doute la première des holdings marocaines; par sa nature, elle occupe une place spécifique. Elle est le bras financier de la politique économique, mais pas n'importe quel bras. En aucun cas, il ne peut être question de lui faire jouer le rôle de bouche-trou du Budget. Pas question non plus de profiter du fait qu'elle n'est pas sous le contrôle de l'opinion publique pour l'entraîner dans des investissements non rentables. Elle est en train de se donner une philosophie d'intervention, une philosophie où la rentabilité vient comme premier critère. Sur ce plan, elle mérite d'être soutenue et fermement. En effet, quand une administration sent de l'argent quelque part, elle se transforme aussitôt en chat qui trouve un pot de crème: elle ne peut pas se retenir, car elle a toujours des masses de projets tous plus nécessaires les uns que les autres… du moins à ses yeux.En revanche, cette méfiance, trop amplement justifiée par l'expérience, ne doit pas entraîner à l'excès contraire, c'est-à-dire paralyser l'action publique sous prétexte que l'on n'est pas sûr, à cent pour cent, de la rentabilité de chaque projet. Il y a une part de risque qu'il faut savoir assumer, surtout en face des génies de l'immobilisme qui s'épanouissent si bien sous le soleil du Maroc. Le développement économique, celui des entreprises comme celui des infrastructures, doit être soutenu.C'est entre ces deux extrêmes que la CDG doit trouver sa voie, entre des investissements trop politiciens pour être honnêtes et des engagements trop mous pour être efficaces. Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc