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L'Edito

Magie

Par L'Economiste| Edition N°:923 Le 25/12/2000 | Partager

Quel hasard magique! La meilleure des équipes de marketing politique n'aurait pas pu réussir un coup pareil: la Loi de Finances a été définitivement votée le jour même de l'ouverture des plis de Maroc Telecom. On sait que sans l'argent que Vivendi versera dans trois mois, c'est toutes les finances publiques marocaines qui se seraient écroulées. Une situation aussi grave que celle de 1983, mais en plus brutale, qui aurait fait passer, comme cela est arrivé à l'époque, l'essentiel de la souveraineté nationale sous le téléguidage des institutions financières internationales.Ce hasard magique est une leçon: le gouvernement d'alternance a monté son budget sur un coup de poker. Naturellement, il est soupçonné de préparer sa campagne électorale avec les finances publiques. C'est de bonne guerre, mais l'ampleur du coup de poker rapportée à la taille du pays met cette stratégie au rang de record mondial: les gouvernements démocratiques sont en général plus prudents avec les finances de l'Etat; ils grattent les cadeaux aux électeurs à la marge du budget, pas dans le coeur même.S'en prendre au coeur même du budget avait un sens politique. Cela signifie, face à une économie déjà largement libéralisée, que cette dernière ne fait pas partie des critères importants de choix. Elle est en effet la première à souffrir des risques financiers pris par le gouvernement.Ce message implicite souligne l'erreur idéologique de ce gouvernement. Une économie qui souffre entraîne automatiquement des problèmes sociaux: l'année 2000 l'a amplement souligné dans la société marocaine. Mais cette évidence de terrain ne fait pas ou pas encore partie des conceptions du gouvernement. Il continue, au contraire, bien en ligne avec les idéologies du passé, à considérer que l'économique s'oppose au social. Cette erreur fondamentale explique le recul social du Maroc. Tout ce qu'il faut souhaiter, c'est que le sauvetage in extremis du budget serve enfin de leçon pour la mise à niveau politique du gouvernement. Nadia SALAH

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