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L'Edito

Machine cassée

Par L'Economiste| Edition N°:4698 Le 01/02/2016 | Partager

ON aurait tant aimé se tromper d’avoir, avec inquiétude, montré les difficultés dans lesquelles le Maroc glisse depuis quelques années! On aurait tant aimé n’annoncer que de bonnes nouvelles…
Or, ne voilà-t-il pas que le CMC et le HCP convergent aussi vers une même conclusion: depuis  six/sept ans, les contre-performances s’accumulent.  Que cela nous plaise ou pas, ce furent les années des mandats d’Abbas El Fassi et d’Abdelilah Benkirane, les années où les urnes seules ont désigné les gouvernants.
Honnêtement, personne n’avait vraiment cru à leurs promesses de  taux de croissance mirobolants, jusqu’à 7% dans le programme du PJD! Personne n’avait accordé crédit non plus à leurs engagements de doubler les revenus en cinq ans.
Mais ce n’est pas parce que les Marocains ont du savoir-vivre et qu’ils font  semblant de ne pas entendre une personne qui déraisonne, qu’il faut les croire sourds ou sots.
Ils se seraient bien contentés de trotter entre 4 et 5% de croissance, quitte à continuer à se faire dépasser par toute la troupe des pays à revenu moyen: Rabat a reculé de trente places dans le classement Banque mondiale  du PIB par habitant depuis les années 1980, dont 9 places rien que depuis 2010. Un score qui donne des arguments à ceux qui ne voulaient pas ou qui ne veulent plus d’un système démocratique pour sélectionner  les gouvernants. Il est évidemment hors de question de les suivre sur ce chemin.
Il n’empêche qu’en moins de dix ans, le Maroc est redevenu ce qu’il était autrefois, c’est-à-dire hyper-dépendant de la pluie, une position dont il était arrivé à sortir dans les années 1990. Jusqu’au milieu des années 2000, les sécheresses, tout aussi graves et bien plus longues, étaient bien amorties  par le reste de l’économie.
Aujourd’hui, la machine est cassée.
 

Nadia SALAH

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