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L'Edito

Loupés

Par L'Economiste| Edition N°:2796 Le 11/06/2008 | Partager

Quelle belle idée… le guichet unique. La création des CRI aurait pu produire un important espace de liberté pour améliorer le climat d’investissement à l’échelle locale. Mais, la belle idée, force est de constater que personne ne l’a prise au sérieux. Aujourd’hui, des centres res-semblent à des grenouilles démembrées mais à qui l’on demande tout de même de sauter. Il existe à l’évidence des barrières qui ne sont toujours pas franchies en matière de gestion déconcentrée. Les CRI ont du mal à s’imposer car soit les décisions continuent d’être prises à Rabat, comme au bon vieux temps, soit qu’elles n’ont pas assez de prérogatives face à d’autres acteurs omnipotents de la gouvernance locale (commune, agence urbaine, services des impôts)... L’absence de hiérarchie, de définition claire des cahiers des charges des uns et des autres brouille singulièrement les cartes. Ce manque de clarté dans la délimitation des responsabilités peut conduire les administrations à ne pas rendre suffisamment compte de leurs décisions. De ce fait, les procédures de création d’entreprises en prennent un coup tandis que les CRI sont confinés à un modeste statut de faire valoir. Face à cette situation, beaucoup de directeurs de ces guichets uniques se sont résignés. D’autres, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, essayent de capitaliser sur leur casquette de «facilitateur», mettant en avant leur proximité avec les autorités, même si cela amplifie, pour certaines villes, les rumeurs de «semsars», les soupçons de clientélisme et de corruption. Et dans cette bouillabaisse de guichets uniques, il n’y a même pas de diagnostic, les commissions régionales d’investissement (une autre belle idée) n’ayant jamais vu le jour. Par la faute de loupés de gouvernance, le Maroc est en train de saboter un important gisement de croissance. Mohamed BENABID

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