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L'Edito

Loi «sniper»

Par Radia LAHLOU| Edition N°:5077 Le 01/08/2017 | Partager
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L'ordre des architectes serre la vis et se lance dans une vaste chasse aux brebis galeuses. La profession est minée par des pratiques frauduleuses qui nuisent autant aux architectes «propres» qu’aux derniers bénéficiaires de la chaîne, à savoir les citoyens. Les sages de l’Ordre veulent ainsi rétablir une moralité en faisant la traque aux signatures de complaisance dont le fléau s’étend à l’ensemble du pays.

Un bien vaste chantier! Autant s’attaquer à un mur de béton avec un pistolet à eau. La seule arme dont disposent aujourd’hui les professionnels est l’amendement de la loi 16-89 qui régit le métier d’architecte et qui permet aux conseils régionaux de l’Ordre de faire appliquer des mesures disciplinaires, allant  de l’avertissement au retrait de l’autorisation d’exercer (voir notre article page 2). C’est bien, mais il faudrait d’abord des ressources conséquentes pour mener une telle curée.

Et il faudrait que cette mesure, aussi importante est-elle, soit dissuasive. Sinon qu’est-ce qui fait qu’il y ait encore autant de signatures, de complaisance? 30% du total des signatures, avance la voix officielle. Pourquoi avoir attendu un an après les effondrements tragiques de Casablanca pour «bouger»? Cet état de fait est pourtant connu de tous.

L’activité d’un architecte se mesure, entre autres, aux nombres de cahiers de chantier qu’il signe. Et c’est l’Ordre des architectes qui les délivre... Pour débusquer les «braconniers», des visites de chantier inopinées seront effectuées. Mais seront-elles suffisantes pour dissuader cette mafia?
Le grand ménage démarre donc en attendant qu’arrivent enfin les décrets d’application de la fameuse loi «sniper» 66.12 dont les sanctions peuvent mener jusqu’en prison. Elle demeure toutefois contestée par la profession, car jugée arbitraire. Des chantiers pourraient être arrêtés à l’emporte- pièce par des agents d’autorité pas forcément qualifiés, et cela pourrait «ouvrir la voie à de nouveaux abus de pouvoir».

 

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