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    L'Edito

    Logistique

    Par L'Economiste| Edition N°:2663 Le 30/11/2007 | Partager

    Lorsque vous voyez un mulet en train de tirer une charrette remplie de cartons de marchandises, vous vous dites que nous sommes vraiment en retard dans la distribution des produits auprès des magasins. Quand vous voyez en plein quartier commerçant et populaire un camion en train de charger des cartons, vous n’y faites pas attention: c’est si courant! Pourtant, ce camion-là montre plus que la charrette le retard du Maroc dans le domaine de la logistique.En effet, il dit que les espaces de stockage et d’éclatement des produits sont trop petits, débordés et encore logés dans des quartiers dont ce n’est plus du tout la vocation.Quel gaspillage d’énergie, de temps, d’argent! Quelles pollutions! Quelles nuisances! Tout le monde souffre: fabricant, transporteur, portefaix… voisins et in fine le client qui paye tout plus cher à cause de l’arriération logistique! Sans compter les marchandises abîmées, perdues ou volées dont il faut bien que quelqu’un paye la facture… c’est-à-dire encore une fois le client.Les diverses ONG, qui font de la lutte contre la vie chère leur cheval de bataille, feraient bien de s’occuper des surcoûts et du gaspillage!Les grandes surfaces et les producteurs de biens de grande consommation ont pris leur destin logistique en main… pour le grand bien de leur clientèle: moins 12 à 15% sur les prix de revient. Mais on ne peut attendre du commerce traditionnel (qui fait plus des 4/5 de la distribution!) qu’il organise sa propre logistique. Seul l’Etat peut assumer l’ampleur et la cohérence de la tâche.Encore faut-il qu’il change sa façon de raisonner. Au lieu de penser transport, il faut qu’il raisonne de manière plus moderne et plus sophistiquée: le ministère du Transport au lieu d’user son temps et ses fonctionnaires à gérer des agréments venus tout droit du Moyen Age, ferait bien de se renommer «ministère de la Logistique» et de se mettre en phase avec ce nouvel impératif.Nadia SALAH

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