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    L'Edito

    Logiciel à réinventer

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5148 Le 15/11/2017 | Partager
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    A chacun son problème. Qui aurait cru que les banquiers centraux dans les capitales occidentales en seraient arrivés à regretter de ne plus avoir assez d’inflation? C’est à une remise en cause historique à laquelle est confronté aujourd’hui le logiciel des politiques économiques. Nicholas Kaldor, inventeur de la fameuse «équation du carré magique», devrait se retourner dans sa tombe.

    Pour l’économiste britannique, contenir la hausse du niveau général des prix est un objectif majeur de toute politique économique. Assimilée à un impôt sur ceux qui ne possèdent que leur salaire pour vivre, l’inflation devait être combattue. Les dégâts laissés par le double choc pétrolier de 1973 et 1979 en avaient fait un ennemi. Sur ce plan, y compris au Maroc, le travail a été bien fait. La mondialisation du système productif a fait le reste.

    Elle assure aux économies développées une première ligne de défense contre la fièvre inflationniste. Depuis plus d’une vingtaine d’années, elles vivent dans un contexte de désinflation. Ce qui leur permet d’entretenir le pouvoir d’achat des ménages et d’assurer la modération des salaires et, in fine, la compétitivité de leurs entreprises.  
    Ce qui n’avait pas été prévu en revanche, c’est le paradoxe actuel dans lequel se trouvent certains pays, Etats-Unis et Grande-Bretagne entre autres. Tout en étant dans une situation de quasi-plein emploi (taux de chômage autour de 4-5%) doublée d’une croissance solide, l’inflation ne redémarre pas. Voilà qui prend à contrepied la doctrine économique (courbe de Phillips).

    Il semble que le mécanisme d’amélioration des salaires que devrait induire un chômage historiquement bas et relancer l’inflation devient inopérant. Avec un chômage structurel élevé, le Maroc n’est pas encore dans ce schéma, mais il a intérêt à suivre les adaptations du logiciel. La mise à jour sera inévitable.

     

     

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