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L'Edito

Les sorcières d’Agadir

Par L'Economiste| Edition N°:2050 Le 24/06/2005 | Partager

L’emballement médiatique aidant, beaucoup de femmes impliquées dans ce qui est qualifié de scandale pornographique d’Agadir ont écopé de lourdes peines d’emprisonnement. D’autres croupissent en prison en attendant la suite de procès en appel. Il ne s’agit pas de chercher des circonstances atténuantes à celles qui appartiendraient au milieu de la prostitution. Pour les autres en revanche, nous devons nous livrer à un examen de conscience. Et d’abord sur l’opportunité de procès qui ont entraîné des filles sans antécédents judiciaires dans une affaire où elles s’apparentent plus à des victimes qu’à des coupables. Pour beaucoup d’entres elles, c’est la fin, l’humiliation, la honte. Des vies ont été brisées, des frères n’adressent plus la parole à leurs parents, d’autres ont fui le domicile pour échapper à un verdict plus lourd encore que celui des tribunaux. Celui d’une société qui ne pardonne pas, qui ne discerne pas entre coupables et victimes. Une société phallocratique, prude, guindée et hypocrite, qui veut bien fantasmer sur la soumission des femmes mais qui les rejette au moindre soupçon. Que d’autres femmes au Maroc souffrent d’abus, non moins condamnables que les (exploits sexuels) du journaliste belge n’y change rien. Injuriées, maltraitées, qui par son frère, qui par son père… beaucoup souffrent en silence. Bien sûr, personne ne montera au créneau pour dénoncer cette même rue qui ferme les yeux lorsque les femmes ne circulent pas librement, se font insulter, harceler continuellement. L’affaire nous rappelle une Amérique puritaine du XVIIe siècle, qui a fait juger des centaines de femmes accusées de pactiser avec le diable dans le fameux procès des sorcières de Salem. A Agadir, beaucoup de ces femmes ont été victimes naïvement de promesses de mariage, de papiers. A quelle hauteur doivent-elles en supporter les conséquences?Mohamed BENABID

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