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L'Edito

Les Ponce Pilate

Par L'Economiste| Edition N°:1998 Le 12/04/2005 | Partager

Il ne voulait pas "se casser la tête": pour des histoires embrouillées où seuls les autochtones arrivaient à se retrouver, il y avait déjà eu deux ou trois émeutes dans cette Judée, dont il était le gouverneur. Ponce Pilate ne voulait surtout pas que cela recommence avec cette nouvelle histoire entre Jésus, Barabbas et quelques autres prisonniers que lui présentaient ses légionnaires. Que l'on crucifie qui l'on voudra, lui, il s'en lavait les mains! Le procurateur romain passa à la postérité pour les trois religions du livre, parce qu'il avait refusé d'exercer ses responsabilités et parce qu'il méprisait les gens dont il avait la charge. C'est ce qui s'est passé pour l'Association de bienfaisance de Aïn Chock à Casablanca. Il y a eu plusieurs interventions avant le scandale actuel, mais aucune n'est allée à son aboutissement. L'une ne voulait pas faire d'histoire, l'autre a eu peur, une troisième s'en moquait… L'Etat lui-même se fait claquer la porte au nez, par des gens que la Justice connaissait, mais le ministre de l'époque ne fait rien de plus que suspendre la subvention. Un mélange de démission et de mépris, qui, dans le fond, donne le pire des signaux puisqu'il dit à tous et à chacun de laisser les voyous faire ce que bon leur semble.Combien y a-t-il de cas similaires dans le domaine social, mais aussi dans d'autres, où des gens de bien fuient leurs responsabilités en comptant que quelqu'un prendra le risque à leur place.Le scandale sert de leçon à tout le monde, mais les Ponce Pilate de ce pays ne vont pas s'évaporer et disparaître du jour au lendemain comme par enchantement.Prenons garde précisément que chacun, dans les suites judiciaires de cette affaire, exerce correctement ses responsabilités. Veillons à ce que personne ne se laisse aller à dire que puisque le Souverain s'est fâché, alors il ne doit plus y avoir d'instruction, ni de procès équitable. Nadia SALAH

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