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L'Edito

Les enfants

Par Nadia SALAH| Edition N°:5487 Le 03/04/2019 | Partager
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Benkirane a jeté une grosse poignée de poivre dans la cuisine de l’Education nationale, en attaquant personnellement El Othmani. Il mesure sans doute sa victoire en jours de retard pour le vote du texte. Texte qui sera voté. On avait peu vu les PJDistes sur le terrain de l’enseignement des langues ou de l’enseignement tout court, bien que nombre d’entre eux viennent ou vivent de l’enseignement, à commencer par Benkirane lui-même.
Les politiciens assurent qu’il s’agit de brouter dans le jardin de l’Istiqlal, en attendant les élections. 
Sur les dix dernières années, L’Economiste a fait 3 enquêtes sur les langues d’enseignement auprès d’un millier de familles. L’enseignement en français est massivement (98%) demandé au milieu des années 2000; il baisse ensuite, partageant pratiquement à égalité son score avec l’arabe. Ce ne sont ni les plus riches, ni les plus «modernisés» qui réclament le français. Les couches les plus faibles ont besoin de l’école plus que les autres pour donner à leurs enfants les instruments de réussite sociale et d’ouverture sur le monde.
Faire asseoir chaque matin sur les bancs des écoles huit millions d’enfants et de jeunes est une fameuse prouesse. Tout comme l’est la possibilité de mettre près de 300.000 enseignants en face d’eux. Les matheux auront compté la moyenne: 28/29 élèves par prof, des profs devenus mal à l’aise avec les langues, depuis que Moubarak s’était débarrassé de ses islamistes en les envoyant faire l’école au Maroc. Feu Hassan II s’en est plaint.
Plus troublant: La tenue des comptes est si  mauvaise que les fournisseurs de «l’opération cartables» (qui pourtant tient à cœur à Mohammed VI), attendent des années avant d’être payés. 
Pire: les prévisions sont si désastreuses que le recrutement a été supprimé pendant des années, puis d’un seul coup, on ramasse à la va-vite 70.000 jeunes gens, dont une partie a mis en panne tout le système. 
Et avec lui, nos enfants.

 

 

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