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L'Edito

Les croisés

Par L'Economiste| Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

LE Maroc a rappelé, à juste titre, son ambassadeur au Vatican, en réaction aux dernières déclarations du pape. Il serait erroné de considérer ces déclarations comme de simples analyses académiques. Si tel était le cas, on pourrait rappeler au pape l’anachronisme dont il fait preuve en s’appuyant sur des citations du XVe siècle, hostiles à l’Islam, en oubliant délibérément toute la violence et la déraison dont l’Eglise fut coupable à travers l’histoire.Le pape est un responsable politique et c’est en tant que tel qu’il doit être pris en compte. Considérer que l’Islam est une religion basée sur la violence et présenter le catholicisme et l’église catholique comme des symboles de paix est une supercherie: il faut rappeler au pape la responsabilité dans les croisades, dans l’inquisition, et dans le massacre des indiens d’Amérique du Sud pour «sauver leur âme». On pourrait citer d’autres exemples qui montrent à travers l’histoire que l’Eglise et le Vatican ne furent pas des modèles en matière de paix et de raison: la très sainte église n’a-t-elle pas engagée de doctes débats pour savoir si les femmes avaient une âme?Le pape actuel par ses déclarations met de l’huile sur le feu. Il bénit ainsi l’action violente menée contre le monde musulman, qui est actuellement plus victime de violence qu’il n’en est l’auteur. La destruction de l’Afghanistan, la destruction de l’Irak, la destruction du Liban, et la destruction programmée de la Syrie et de l’Iran en sont l’illustration. Le pape fait de la politique. Il habille idéologiquement, et veut justifier historiquement le concept de l’axe du mal, cher à George Bush. Ce faisant il se comporte comme nombre de ses prédécesseurs qui bénissaient les croisés, en partance pour détruire et massacrer au Moyen-Orient.Abdelmounaïm DILAMI

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