×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Légitimer

    Par L'Economiste| Edition N°:3675 Le 12/12/2011 | Partager

    On peut faire beaucoup de reproches à la classe politique marocaine, mais il faut reconnaître que, depuis les élections législatives, elle montre le souci de faire réussir l’expérience.
    Le PJD a obtenu un peu plus du quart des sièges, c’est nettement insuffisant pour gouverner. Les autres partis ont manifestement joué le jeu pour qu’il réussisse à constituer une majorité.
    En effet, dans cette phase cruciale, le Maroc est confronté à deux défis majeurs en même temps.
    D’abord, il doit réussir pacifiquement son entrée dans le club des pays démocratiques: les élections ont eu lieu sans contestation; le parti d’opposition est arrivé premier; les autres ont accepté le résultat et joué le jeu. Ils ont choisi de ne pas saboter le succès du PJD, ce qui constitue pour eux un sacrifice politique, tout comme le PJD en avait fait auparavant.
    Chacun, donc, privilégie l’intérêt général face à l’intérêt partisan.
    Ensuite, deuxième défi, c’est l’économie. L’Europe et l’Occident sont entrés dans une crise économique grave. Jusqu’à présent, le Maroc a réussi à limiter les dégâts. Il a lancé des politiques de grands travaux, développé la consommation intérieure… atténuant ainsi l’effet de la crise internationale. Il est fondamental que la politique économique continue à soutenir la croissance et l’augmentation réelle du pouvoir d’achat, sans cependant casser les ressorts des équilibres financiers du Royaume.
    Le premier et le deuxième défis sont étroitement liés et interdépendants. Il faut d’abord être accepté et reconnu comme étant un régime démocratique pour pouvoir effectivement mener à bon port une politique économique d’envergure.
    La tâche qui attend la future équipe de Benkirane est difficile, mais pas impossible, si cette équipe prend conscience de l’importance de la communication aujourd’hui. Bien faire, c’est bien, le faire savoir et le promouvoir, c’est le légitimer.

    Abdelmounaïm DILAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc