×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Leçons politiques

    Par L'Economiste| Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

    Belle opération que l’Istiqlal a réussi à Marrakech en réunissant plus de 100 partis centristes venus des quatre coins du monde, y compris deux formations particulièrement sensibles pour le Maroc, le Groupe PPE du Parlement européen et son homonyme en Espagne, avec lequel Rabat avait eu tant de bisbilles durant le mandat de Aznar. Inutile de faire un dessin. C’est un joli coup de travailler ensemble et approuver un programme politique mondial, où figure le soutien aux résolutions actuelles de l’ONU sur le Sahara et la demande d’ouverture des frontières de l’Afrique du Nord. Un vrai joli coup comme il s’en réussit rarement. Normal qu’au Maroc on retienne ces deux points.Il y en avait bien d’autres. Ainsi en est-il de l’influente présence brésilienne, un pays qui, grâce à Lula, compte dans le monde d’aujourd’hui. La délégation brésilienne a fait voter une résolution entraînant les partis du centre à lutter contre les trafics de drogue et d’armes. Deux sujets qui concernent aussi la sécurité du Maroc. Les Argentins, comme les Suédois et les Danois, qui savent de quoi ils parlent, ont développé l’idée selon laquelle les partis du centre doivent barrer la route aux mouvements populistes. Ces mouvements n’ont d’autres objectifs que la prise du pouvoir et s’y maintiennent en dilapidant les finances publiques (déficits) comme les valeurs morales (racisme) des nations. Et ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas dominants au Maroc qu’il ne faut pas s’en inquiéter.Autre point, mais qui n’est qu’un point parmi d’autres, la «démocratie participative» dite parfois «démocratie directe». Le concept est séduisant. Mais parce qu’il ne respecte pas les droits de chacun des citoyens, du plus humble au plus grand, il capte la puissance publique à son profit et dérive rapidement dans des formes d’abus, voire de fascisme.Encore une chose bonne à savoir dans un pays qui renforce son processus démocratique.Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc