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    L'Edito

    Le trou

    Par L'Economiste| Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

    A-t-on bien prêté attention à ce trou? C’est celui qui existe entre les microcrédits distribués par les associations du même nom et les opérations que peuvent engager les banques. Entre les deux, des besoins de financement allant de 50.000 à 250.000 DH, des montants trop élevés pour le système des microcrédits, et trop bas pour attirer l’attention des banques. Il faut se garder de jeter la pierre aux uns ou aux autres, car ce n’est pas ainsi que les choses fonctionnent.Pour une banque, il faut bien comprendre qu’un petit crédit revient à peu près aussi cher qu’un gros et que si on veut que les déposants ne courent aucun risque, alors les banques doivent être terriblement prudentes. Plus dur encore: si sur cent crédits, un seul défaille, alors la facture monte d’un point pour tout le monde. Trivial mais incontournable. Et en plus, les mesures prudentielles qui arrivent seront encore plus dissuasives que les actuelles. Les banques iront donc de moins en moins vers cette clientèle. Ce ne sont plus des particuliers et déjà des entreprises, mais pas aussi facilement cernables que les plus grandes. Les règles et les réussites de la banque y fonctionnent mal. Même remarque de l’autre côté du trou, pour le microcrédit. Le formidable développement de Zakoura, Al Amana et la Fondation Banque Populaire repose sur un relationnel à nul autre pareil avec les clients et clientes. Certes, la microfinance, qui succèdera tôt ou tard au microcrédit repoussera un peu, le plafond d’intervention, mais sans combler le trou entre les deux types d’intervention. C’est l’Etat, précisément le ministère du Commerce, qui s’en est soucié le premier, il faut le souligner; et son mérite devra d’autant plus être reconnu que dans ce trou, des offres très dangereuses ont déjà fait leur apparition: mafia intégriste, usuriers, maîtres chanteurs et escrocs.On joue là avec le feu, il faut en avoir conscience.Nadia SALAH

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