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L'Edito

Le retour de Basri

Par Nadia SALAH| Edition N°:5299 Le 22/06/2018 | Partager
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Le Maroc marque trois fois contre son camp: au foot, dans le boycott d’entreprises et dans l’interdiction d’un colloque sur les libertés.

On sait peu que la candidature pour le Mondial de 2026 avait une condition spéciale pour le Maroc: le respect des Droits de l’Homme et la protection des libertés fondamentales. Si l’interdiction du colloque avait eu lieu la semaine dernière, la délégation marocaine risquait d’être sifflée dans la grande salle de la FIFA à Moscou.

Depuis des mois dans les enceintes internationales, les positions du ministre d’Etat Ramid ont jeté un doute sérieux sur la politique et les pratiques du Royaume. Pourtant, bien d’autres avant lui avaient donné l’exemple d’une diplomatie des mots et des idées reflétant la pluralité du Maroc. 

La Moudawana, l’Instance Equité et Réconciliation et les infatigables ambassadeurs du Conseil national des Droits de l’Homme ont construit une belle image du Maroc. On avait le sentiment d’une vraie évolution pour accepter les différences puisque s’y ajoutaient les propos constants du Souverain, le changement des méthodes de la police, la vigilance des militants de gauche et d’extrême gauche, l’apprentissage introduit à l’école…

Hélas, il n’a fallu que quelques menaces ajoutées à la plaie d’un gouvernement sans vision et sans énergie pour que l’interdiction tombe.

Noureddine Ayouch, promoteur du colloque, est une personne très hardie. Mais aurions-nous un système de financement pour les très pauvres s’il n’avait mis, avant tout le monde, sa fougue dans la balance? Combien de marques doivent à ses enthousiasmes d’être grandes aujourd’hui? On admire ces gens quand ils sont Californiens mais on éreinte les nôtres?!

Il fut un temps où un ministre de l’Intérieur avait interdit festivals et fêtes publiques. Puis il avait réussi à interdire de grands moussems ruraux dûment listés par les guides touristiques! Il s’appelait Basri. Il est de retour.

 

 

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