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    Le meilleur ministre

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5318 Le 19/07/2018 | Partager
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    Les alertes socio-politiques sont chaudes dans les régions. Balayer des revendications sous un tapis judiciaire, ne réglera pas les autres revendications, les autres problèmes. Et il n’y a toujours pas de vision politique, d’idée pour changer la donne. On refait ce qu’on sait faire, très bien faire depuis le Programme d’ajustement structurel: on calcule des budgets, on annonce les milliards et on lance des chantiers d’infrastructures. Depuis que le Roi a viré les ministres qui ne donnaient pas suite à leur programme, on fait bien attention de les tenir, ces chantiers.
    Mais est-ce la bonne bataille à mener pour le Maroc? 
    Faut-il ajouter un sixième (vous avez bien lu: 6e!) aéroport dans le nord du pays? Avoir un écolier bien instruit, est-ce lui avoir construit une jolie école? Un bel hôpital soigne-t-il tout seul les malades? Passer de 1 à 2 millions d’appartements neufs et vides, est-ce une politique sociale? Est-ce une bonne économie de ralentir la mobilisation de l’eau dans les endroits qui en manquent ou vont en manquer? Est-ce raisonnable de refuser d’avoir une politique de développement touristique alors que ce secteur sait créer des emplois?
    Le Maroc sait faire beaucoup de choses et il les fait très bien, avec plutôt moins d’argent que d’autres pays dans la même situation. Un talent à souligner.
    La bonne bataille est de renverser l’ordre du dossier, de passer à la redevabilité, en s’assurant de l’accès des citoyens à l’information complète. Une école n’est pas un bâtiment, c’est le nombre d’enfants qui réussissent. La Santé publique n’est ni un budget, ni un plateau technique, c’est le recul des maladies. Etc.
    Quand on a 8% de la population mise hors jeu (la part la plus jeune, la plus formée et la plus dynamique), la politique sociale ou de l’emploi n’est pas un strapontin. C’est le travail du meilleur des ministres. 
    Pourquoi n’en ferait-on pas un portefeuille de souveraineté, avec assez de force et de diplomatie pour rassembler les énergies?

     

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