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L'Edito

Le Maroc entier

Par Nadia SALAH| Edition N°:5346 Le 07/09/2018 | Partager
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Insensible au contexte (limogeage de son prédécesseur et critiques de la  Cour des comptes),  le nouveau ministre du Logement et de l’Urbanisme propose des programmes, baptisés «projets de relance».

Il est normal que les promoteurs, les cimentiers, les architectes,  les tâcherons et toutes leurs associations professionnelles fassent pression sur les pouvoirs publics  pour obtenir des avantages. C’est leur intérêt, c’est leur travail.

En revanche, il est tout à fait anormal que le pouvoir ministériel  perde de vue l’intérêt général des citoyens pour épouser les intérêts particuliers de son propre secteur.

Le département du Logement n’a pas à se faire le lobby de quiconque. Le ministère de l’Education doit se garder d’être le syndicat des enseignants. L’un comme l’autre doivent être et rester au service des citoyens et du Maroc tout entier.

Aujourd’hui, vu la gravité de la situation, l’objectif n’est surtout pas de «relancer». Il faut d’abord restructurer la politique immobilière. Il faut organiser un atterrissage le moins violent possible, apte à cibler ses marchés,  capable de préserver les compétences et la sécurité financière, tout en dégelant les réserves foncières. 

Faire autre chose serait se  déclarer «bled siba»,  ce serait créer une indépendance civile aux frais et aux dépens du reste de la population.  Comme l’ont fait les pilotes de la RAM. Sur le même registre, on a lu le week-end dernier une furieuse mise au point du ministère de l’Industrie, du Commerce… contestant que le chef de gouvernement ait donné des instructions. 

Hélas, ici et là,  apparaissent ces dysfonctionnements où  le pouvoir d’un ministère quitte le service dû aux citoyens pour se transformer en gestion clientéliste.  

Dans l’intérêt supérieur du Maroc, ces querelles d’ego, ce clientélisme  n’auraient jamais dû être traités de la sorte: nos voisins algériens sont suffisamment créatifs pour nous dénigrer, sans qu’on les aide.

 

 

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