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L'Edito

Lapin

Par L'Economiste| Edition N°:4257 Le 17/04/2014 | Partager

LA Commission européenne et le ministère marocain de l’Agriculture ont annoncé, chacun de son côté, que des négociations reprendraient la semaine prochaine, sur les Valeurs Forfaitaires à l’Importation.
Ces VFI ont mis le feu aux relations commerciales entre le Maroc et l’Union, parce que sous couvert de simplification, elles ramènent le commerce trente ans en arrière, à l’époque des prix plancher. Il arrivait alors qu’il soit plus économique de faire revenir un bateau d’agrumes plutôt que de payer les taxes d’entrée!
Rappelons que, dans les années 1980, les Etats-Unis avaient été condamnés par le GATT (devenu par la suite l’OMC) pour avoir imposé des prix plancher à l’acier européen. 
La VFI n’est sans doute pas dirigée contre le Maroc, mais le fait est qu’elle peut devenir une arme de destruction massive.
En se déplaçant sur le plan politique, le Maroc a donc réussi à faire rouvrir le dossier. Ce qui ne veut pas dire que c’est gagné.
On comprend le souci de Bruxelles de réformer sa politique agricole, qui, entre autres bévues, améliore les revenus des grands propriétaires terriens comme le prince de Monaco. Mais il  faut prévoir des transitions, tout le monde l’admet. Pourquoi le fellah marocain devrait-il payer la note de cette transition?
En attendant, l’opinion publique marocaine se demande ce que veut dire l’Aleca, proposée par l’Union. Cet «Accord de libre-échange complet et approfondi» a-t-il du sens si notre partenaire peut chaque matin sortir un nouveau lapin de son chapeau qui serait en contradiction avec cet accord?
Un tel thème alimente les amertumes envers l’Occident tout entier. Il donne des prétextes à ceux qui nourrissent assez de ressentiments pour les transformer en terrorisme.
Or, le Maroc est, valeur aujourd’hui, le seul pays arabe qui soit un partenaire fiable en matière de sécurité et de lutte contre ce type de terrorisme. Pourquoi le mettre sciemment en difficulté?

Nadia SALAH

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