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L'Edito

Laisser-faire

Par L'Economiste| Edition N°:3588 Le 04/08/2011 | Partager

La question de la précarité de l’emploi devrait probablement s’inviter à la table du patronat pour la rentrée. La multiplication de piquets de grève portés par les contractuels dans différents secteurs pourrait le justifier. Ces mouvements ont montré la subsistance de failles dans les relations régissant donneurs d’ordre et prestataire de travail temporaire ou d’intérim. Failles qui traduisent au passage une incapacité des premiers à filtrer ou à être exigeants sur le casting des fournisseurs de main-d’oeuvre. Du coup, en dehors d’enseignes d’intérim «stars», les surprises sont nombreuses.
Les dysfonctionnements prennent aujourd’hui des proportions d’ordre public, de sécurité comme cela a été constaté avec l’OFPPT ou encore les autoroutes du Maroc, pour les cas les plus connus. S’il y a matière à débat sur l’issue politique, et maladroite pour certains dossiers, le bruit de fond que distillent ces feuilletons montre à quel point il faut se pencher sur l’intérim. Ce secteur a offert des atouts en termes de flexibilité de l’emploi indiscutables. Mais pour certains, flexibilité signifie abus en tout genre avec des arrangements qui finissent par écarter les employés des droits sociaux habituellement accordés aux titulaires. Cette précarité se mesure à l’aune de trois dimensions: les salaires, la stabilité de l’emploi, les couvertures sociales.
D’abord le salaire. Le smig est vécu comme une bonne blague dans beaucoup de secteurs et à ce niveau le droit du travail tout comme le contrôle ne jouent pas leur rôle de bouclier.
Ensuite, la stabilité de l’emploi. L’abus de CDD est dénoncé régulièrement alors que le recours n’y est autorisé qu’en cas de travail saisonnier.
Enfin le déficit de couverture sociale. C’est sans doute l’un des fléaux majeurs de l’intérim, les employés étant soit déclarés soit pas déclarés du tout à la CNSS. La taille, petite, de certaines entreprises, la fragilité financière d’autres, favorisent sans doute ces glissements..
La mise à niveau doit mobiliser tous les efforts. Du moins, vu ce que le laisser-faire nous coûte!

Mohamed Benabid

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